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Spitsberg 2008 ~ Mer Blanche 2009

 

Le voilier : CHAMADE

Type : OVNI 365 dériveur intégral en aluminium
Longueur hors-tout : 11,94m
Longueur coque : 11m44
Longueur flottaison : 10,67m
Largeur : 3m92
Tirant d’eau : 0,77 / 2,35m
Surface GV : 31m2
Génois sur enrouleur : 40m2
Trinquette sur enrouleur : 14m2
Surface au près : 71m2
Déplacement : 8,8 T
Moteur : Volvo 40cv
Réservoir d’eau : 350 litres
Réservoir fuel : 360 litres (180l supplémentaires)

 

DÉTAILS DE L'ÉQUIPEMENT DU BATEAU > cliquez ici ;-)

 Le choix d’un OVNI

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le choix d’un OVNI de chez Alubat n’avait rien d’évident. Même si le premier tour du monde sur CHILOE, un Ovni 28 déjà, ne nous avait pas laissés de mauvais souvenirs. Tout le contraire même, puisque 5 ans durant nous n’avions fait que nous féliciter d’avoir choisi un dériveur intégral.
Mais à nouveau programme, nouvelle réflexion :

 Le RM 1050 tient la corde

Pour tout dire, pendant longtemps le modèle qui tint la corde, ce fut le RM 1050 de chez Fora Marine. Un biquille nouvelle génération, un plan Lombard, en contre-plaqué / epoxy. Un vrai bateau fait pour naviguer, rapide, facile à manœuvre en équipage réduit et très agréable à vivre avec un roof panoramique, gage de navigation confortable en climat difficile. Et 2 essais grâce à la location nous avaient confirmé ses très belles qualités nautiques. Un voilier pour aller loin et pour se faire plaisir.
Côté solidité, là aussi, un voilier très résistant, et munis d’une couche de Kevlar en 2ème peau, capable de résister au contact de la glace.


Mais il eut un « mais », deux « mais » en réalité :


L’espace à bord : Non pas à deux où tout allait pour le mieux mais à plusieurs, à 4 voire à 5. Rien de tel que cette croisière d’essai avec mes 2 grands enfants pour que l’évidence apparaisse. 2 adultes supplémentaires en fait, avec leurs besoins d’espace et de rangement. Sous le soleil de Bretagne tout allait pour le mieux, mais un soir dans ces moments de lucidité qui vous sauvent, je nous imaginais alors en plein projet ski-voile, par un soir de neige humide au fond d’un fjord de Norvège. Les skis dans le cockpit, les chaussures de ski dans l’entrée de la soute…. Et le reste…. Et l’espace…. En un flash, le RM 1050 avait vécu.

 Pourquoi pas un RM 1200 ?  

C’est vrai ça : il suffisait de prendre plus grand : Mais là aussi un essai en grandeur nature le biffait rapidement de la liste. Bon bateau certes, rapide, agréable à vivre en mer, mais trop exigeant. Une barre lourde, très lourde dès que le voilier accélère, le pilote n’allait pas trop apprécier. Un fardage important, haut sur l’eau, pas facile à manœuvrer à 2 dans les ports, et un tirant d’eau d’un mètre quatre-vingt. Rien à voir avec le RM 1050. Et surtout l’étude plus approfondie du programme allait définitivement nous faire renoncer à l’idée d’un biquille.
 
Le bateau en construction (...) Crashbox Intérieur arrière du bateau Intérieur avant du bateau

 

 Quand glace et biquille ne font pas bon ménage

Au programme le Spitsberg, le grand nord et ses glaces. Mes 3 expéditions au Spitsberg m’avaient déjà donné quelques bonnes indications sur les conditions de navigation tout là-haut. Et mes discussions avec Bernard Audrezet de l’ISBJORN ou encore avec Peter Galinelli, le concepteur et skipper de l’IMRAM me l’avaient confirmé : l’un des grands risques au Spitsberg, c’est celui de se faire bloquer par les glaces dérivantes au fond d’un fjord. Non pas de se faire prendre par la banquise, nous y serons en été, mais par ces très nombreuses plaques de banquises flottantes qui se promènent autour de l’archipel. La plupart viennent de la banquise qui règne presque en permanence sur la côte est de l’archipel. Au gré des courants, elles contournent le sud de l’île principale et remontent, poussées par la dernière veine du Gulf Stream. Et les mauvaises années en matière de glace n’ont rien à voir avec la température. Il suffit que le vent change ou que l’influence de quelques dépressions s’en mêle et vous voilà pris un matin au fond d’un fjord, coincés par ces plaques dérivantes. Et si par malheur vous êtes pris entre deux de ces plaques qui pèsent des tonnes, pas besoin de faire un dessin : elles vont s’appuyer sur les 2 quilles, les compresser l’une contre l’autre et la structure n’y résistera pas. Exit donc le biquille.

 Retour aux premières amours

Récapitulons : Une taille raisonnable, un faible tirant d’eau, facile en équipage réduit, capable de taquiner le glaçon, on en revenait finalement à ce qui devait être bien enfoui dans le subconscient : Un dériveur intégral en alu entre 10 et 12 mètres. Avec un budget raisonnable. Le dernier point est vite sélectif et au bout du compte ne restait que les OVNI ou les ALLURES. Le 4x4 ou la limousine. La chaussure de trek ou le mocassin pur cuir. Avec un net avantage question prix pour l’Ovni. Voilà qui tombe bien puisque ni St Trop ni le Palais Garnier ne sont au programme.

 Chamade sera un OVNI 365


Et nous voilà plus de 20 ans après Chiloé devant les portes d’Alubat et Bernard Roucher nous dévoilant en primeur les premières esquisses d’un nouveau modèle signé Marc Lombard, l’Ovni 365. Marc Lombard l’architecte du RM1050 soit dit en passant… Restait à fixer les principales options en relation avec le programme :


-Isolation renforcée
-Doublement du volume du réservoir de gazole (360 litres au lieu de 180)
-chauffage
-passe-coque soudés en non pas en plastique
-Boîtes dorades fixes
-Capot d’aération supplémentaire
-gréement de cotre avec trinquette sur enrouleur et fausse-bastaques
-pilote automatique in-board et régulateur d’allure
-Eolienne et hydrogénérateur
-Dessalinisateur


20 ans après c’est reparti pour un dériveur en alu, reparti pour un Ovni. Ce n’est pas le bateau parfait, pas le roof panoramique du RM mais c'est un excellent bateau, un vrai compromis fiable et surtout abordable. Inch’allah…

Chamade a été le modèle d’exposition au
Salon nautique de Paris 2006.

 

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