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mardi
31
juillet - 2007

Le Crinan, une échelle aquatique d'un âge canonique

Le canal de Crinan : dix kilomètres à travers la péninsule de Kintyre qui vous évite un détour de 150 kilomètres de mers difficiles. Construit il y a plus de 200 ans : 5 ponts tournants et 15 écluses hautes de trois mètres.

Les deux premières et les deux dernières sont manœuvrées par des éclusiers, les autres par l’équipage. Un vrai travail d’équipe. André et Yvan à terre pour les amarrages, l’ouverture des portes (dieu qu’elles sont lourdes…) et des vannes d’écluses, Sandra et Elena à bord pour régler les amarres à mesure que le voilier monte ou descend.

Et ça tire ! Surtout à la montée où les remous sont impressionnants.

S’il fallait résumer l’ambiance… ce fut : Ecluses 1 et 2 : L’excitation et la tension.. la découverte et la peur de mal faire ! Ecluses 3 à 7 : L’émerveillement, on s’amuse… Ecluse 10 : On commence à se lasser… à fatiguer… le dos fait mal… Ecluse 13 : On en a plein le dos… il est temps que ça s’arrête…

Je suis content de mon coup… c’est justement l’endroit prévu pour y passer la nuit… Petit ponton au bord du canal… avec une petite maison d’éclusier où une bonne douche nous attends. En prime la vue sur les marais en contrebas, avec des escadrilles d’oies sauvages. Reste juste à sortir le « Talisker », le whisky tourbé de l’île de Skye et tout est déjà oublié !

mardi
31
juillet - 2007

Le Crinan, une échelle aquatique d’un âge canonique.

Le canal de Crinan : dix kilomètres à travers la péninsule de Kintyre qui vous évite un détour de 150 kilomètres de mers difficiles. Construit il y a plus de 200 ans : 5 ponts tournants et 15 écluses hautes de trois mètres.

Les deux premières et les deux dernières sont manœuvrées par des éclusiers, les autres par l’équipage. Un vrai travail d’équipe. André et Yvan à terre pour les amarrages, l’ouverture des portes (dieu qu’elles sont lourdes…) et des vannes d’écluses, Sandra et Elena à bord pour régler les amarres à mesure que le voilier monte ou descend.

Et ça tire ! Surtout à la montée où les remous sont impressionnants.

S’il fallait résumer l’ambiance… ce fut : Ecluses 1 et 2 : L’excitation et la tension.. la découverte et la peur de mal faire ! Ecluses 3 à 7 : L’émerveillement, on s’amuse… Ecluse 10 : On commence à se lasser… à fatiguer… le dos fait mal… Ecluse 13 : On en a plein le dos… il est temps que ça s’arrête…

Je suis content de mon coup… c’est justement l’endroit prévu pour y passer la nuit… Petit ponton au bord du canal… avec une petite maison d’éclusier où une bonne douche nous attends. En prime la vue sur les marais en contrebas, avec des escadrilles d’oies sauvages. Reste juste à sortir le « Talisker », le whisky tourbé de l’île de Skye et tout est déjà oublié !

mardi
31
juillet - 2007

Pauvres êtres fragiles

Mais comment : embarquer des greffés du cœur, en mer, dans la rudesse du climat écossais ! Mais n’est-ce pas imprudent ? Dangereux ? Inconscient ? Auront-ils la force ? La résistance ? En guise de réponse à ces questions si souvent entendues, au bout de 2 jours, je peux vous dire qu’un ou une greffée :

Ça mange… mes aïeux quel coup de fourchette ! Et planquez vos stocks de chocolat avant qu’ils vous les dévalisent… Ca boit… de l’eau, beaucoup, mais du whisky… aussi… Du Single Malt tourbé, s’il vous plaît ! Ca cause… ça rit…

Bref, ça rend hommage à Epicure

mardi
31
juillet - 2007

Ouf!

Ouf c’est fait, l’essentiel du canal de Crinan est derrière nous, et tout s’est bien passé ! Il est vrai que tout le monde y a mis du sien.

Déjà hier soir au mouillage avec une leçon accélérée de « lancer d’amarres ». Pas question de voir les amarres tomber à l’eau lors des entrées dans les écluses. Il faut que les cordes partent juste et loin pour que l’amarrage se fasse immédiatement. C’est ainsi qu’en plein mouillage hier soir on pouvait voir des étranges personnages lancer et relancer des amarres à l’eau. D’abord lover correctement l’amarre, séparer ensuite la glène en deux, lancer de la main droite en gardant la gauche ouverte pour que le cordage file librement. Puis leçon basique d’amarrage. Comment tourner l’amarre au taquet, et quel nœud faire. On a volontairement laissé tomber le nœud de chaise, pour se contenter des 2 demi-clefs. Le résultat est probant et le skipper, rassuré, a passé une nuit tranquille.

Et nouveau résultat aujourd’hui… tout s’est passé au mieux.

lundi
30
juillet - 2007

Transplantés dans une nouvelle vie

Bruissement d’excitation sur Chamade ce matin : l’opération « Transplantés dans une nouvelle vie » commence. Excitation des 4 nouveaux passagers, 4 nouveaux équipiers venus pour naviguer et témoigner, pour dire combien une greffe d’organe a changé leur vie. Sandra et Elena, toutes deux greffées du cœur, ainsi qu’Yvan, greffé du rein et son frère André qui lui a donné l’un de ses reins.

Excitation, et tension aussi chez le skipper. Une première que cette semaine de navigation avec un équipage entièrement néophyte. Avec au programme la côte nord-ouest de l’Ecosse et ses redoutables courants, mais aussi le canal de Crinan et ses 15 écluses à manoeuvrer soi-même. Il faudra que l’équipe apprenne vite ! Et tout cela en réalisant un reportage radiophonique! Mais ils sont là depuis hier soir, et à peine arrivés les voilà déjà adaptés à l’environnement inhabituel d’un voilier. Tout ça dans la bonne humeur… La semaine s’annonce grandiose.

jeudi
26
juillet - 2007

Chamade, un bateau de propriétaire, neuf de surplus.

Depuis une vingtaine d’année, je loue régulièrement des voiliers un peu partout en Europe et dans le monde. Ces bateaux d’agence sont pour la plupart du temps impersonnels et présentent souvent leur somme de petits problèmes qui lassent quelque peu le navigateur qui désire voiler plutôt que bricoler. Ma femme et moi avons accepté avec plaisir l’invitation de Marc de faire trois semaines à bord de Chamade, du sud Irlande à l’Ecosse, ce qui allait nous permettre de découvrir un voilier de propriétaire, flambant neuf, puisque mis à l’eau en avril. Nous n’avons pas été déçu par les milles et une astuces que Marc avait déjà installées, du marquage de la chaîne d’ancre à l’extension de la capote dessinée et cousue par Marc, en passant par des sangles sur le moteur HB qui facilitent grandement son installation sur l’annexe.

L’instrumentation nous a aussi émerveillé, carte électronique sur PC couplée au GPS, Navtex pour recevoir les météos, radar, et centrale de navigation (vitesse, vent, etc) et bien sur pilote automatique qui fonctionne impeccablement. Pour se déhaler sous voile, l’OVNI 365 nécessite au moins un force 3 et devient un véritable plaisir à partir de 4 beaufort. Il est à la fois équilibré et puissant. Dans la piaule, il passe en force en gardant de la toile sur l’avant et en prenant des ris. Le gréement de cotre complique un peu les virements sous génois et la trinquette n’est finalement utilisée qu’à partir de force 6. Le sentiment de sécurité, ainsi que le confort sont omniprésents.

Marc, ami de longue date est un excellent skipper, «mais ça je le savais déjà ».

Cédric et Rosalie Aeschlimann, juillet 2007

lundi
23
juillet - 2007

L’Ecosse : Mais qui a dit qu’elle était avare en soleil.

Incroyable, il fait encore grand beau ce lundi. Un soleil éclatant et toujours des couleurs incroyables. La côte ouest de l’Ecosse se donne des airs de Méditerranée. Et cela va durer finalement jusqu’au mercredi.

Au total 7 jours complets sans une goutte de pluie. Pour un pays dont l’un des dictons les plus connus est : « Si tu peux voir cette colline là-bas, c’est qu’il va pleuvoir ; si tu ne la vois pas c’est qu’il pleut ! » c’est vraiment inespéré. Et délicieux. Reste à visiter et à déguster les produits de Lagavulin Distillery.

La visite est à 9h30. Un peu tôt pour tester le Single Malt 16 et 25 ans d’âge. Mais rien ne retient le marin, surtout pas après avoir promené son nez 1 heure durant dans les airs de broyage, de mixage, de fermentation et de distillation (double distillation). Ici à Lagavullin, « petite » distillerie, ce sont 120 tonnes d’orge qui se transforment chaque semaine. Cédric, l’amateur de whisky est comblé. Tout, de l’odeur à la couleur des cuivres des alambics, tout est comme dans les livres. Il faudra s’arracher difficilement au coin vers midi pour faire route vers Jura.

Ce sera ensuite le canal de Crinan, incroyable serpentin d’eau douce, parfois large de 6 mètres à peine (Chamade fait 4m de large). 15 écluses dont la plupart sont à manier soi-même. Amarrage, ouverture et fermeture des portes au poids impressionnant, ouverture et fermeture des trappes de vidange… on y laisse beaucoup de sueur, mais l’expérience est formidable. On en reparle la semaine prochaine avec le nouvel équipage qui embarque à Glasgow ce dimanche. Mais que l’Ecosse est belle: nature, faune, paysage, c’est superbe. Reste juste à comprendre ce qu’ils disent… Et ça il faut encore quelques jours pour se faire l’oreille.

samedi
21
juillet - 2007

Ecosse : Mais qu’est-ce qu’il dit ? Do you speak english ?

Toujours le calme et le beau temps ce samedi. Et comme ils annoncent des vents contraires pour demain, on décide de gagner l’Ecosse au moteur. 60 milles, avec des courants portants, voilà qui sera réglé en une dizaine d’heures. Le moteur tourne à nouveau parfaitement. L’arrivée se fait sur l’île d’Islay, (prononcez Aïe-lâ) à Port Ellen. Le port n’a pas de charme particulier, mais il est au cœur de la région des fameuses distilleries d’Islay.

A peine à terre qu’on croise un premier écossais en kilt. Un joyeux luron d’une soixantaine d’année qui nous interpelle hilare. Autant le dire tout de suite, on ne comprend pas un traître mot de ce qu’il raconte. C’est que l’écossais… c’est paraît-il de l’anglais avec « un peu » d’accent. Je lui demande de parler plus lentement.. « Mais je parle lentement puisque je suis Ecossais… » Finalement chacun y met du sien, et on finit par échanger quelques plaisanteries et l’homme dépose une grosse bise sur la joue de Rosalie… qui le met au comble du bonheur. Ici manifestement on aime les dames…

Un proverbe écossais assure qu’il est deux choses que les Ecossais préfèrent nues… et que l’une d’elles est le whisky…. Pour le whisky on vérifiera dès lundi en visitant la célèbre distillerie de Lagavulin, où on jette l’ancre juste devant, dans une anse bordée de récifs.

jeudi
19
juillet - 2007

Un homard, « complementary from the Island »

La nuit a été agitée… Une remontée au vent de derrière les fagots… Car évidemment, aussitôt que la route s’incurve vers le nord-est, le vent passe lui aussi du nord-ouest au nord-est, toujours droit dans le pif. Enfin pas tout a fait ce mercredi soir... Un bord semble favorable et nous décidons de pousser jusqu’à Aranmoore avant qu’il ne tourne vraiment nord-est. Une nuit au près, force 5 à 6, à jouer à saute-mouton dans les grandes vagues de l’Atlantique. Musclé, tonifiant et rassurant, Chamade remonte superbement à 6 nœuds dans ces conditions qu’on qualifiera de « rough ». Et c’est finalement à Rossillion Bay au sud d’Aranmoore Island que nous jetons l’ancre. Ici plus de voilier, seuls quelques pêcheurs, des caseyeurs. Il y a donc de la « lobster ».

Sur la jetée deux marins préparent justement les appâts pour leurs casiers. « Vous n’auriez pas un homard à vendre ? » « Where are you from ? ». « From Switzerland”. “How, far from home… Yes we have lobsters… “ Et les voilà qui m’invitent à venir en choisir un dans leur vivier qui flotte dans la baie.

Un beau, un gros, un splendide pour trois personnes. Et au retour… pas question de payer… « Complementary from the island », cadeau de l’île.. Incroyable… décidemment ces Irlandais n’ont pas fini de nous surprendre!

lundi
16
juillet - 2007

Drôle de mouton à Clew Bay

Rude changement de temps cette nuit, comme si souvent en Irlande. Le ciel est plombé, le crachin colle à la peau. Il faut pourtant se bouger tôt. Hier soir le moteur ayant soudain eu quelques baisses de régime inexpliquées, je soupçonne un bout pris dans l’hélice. Et pour vérifier, on profite de cette baie totalement calme pour échouer Chamade à marée basse. A peine entrons nous dans la petite baie choisie qu’un homme sur la rive crie « shallow !!!) « Pas de fond ». Il est vrai qu’ici le dériveur intégral est quasi inconnu. Et une fois à marée basse, devant cet étrange mouton égaré entre varech et prairie, un vieux pêcheur ramassant des coquillages viendra nous saluer : « Strange place to see a sailing boat.. Is’nt it ? » It is !

Le verdict : rien dans l’hélice, mais tout de même un seau de bulots ramassés sous les algues par Rosalie, qui se transforme en délicieux risotto.

dimanche
15
juillet - 2007

Connemara : Pas si vache que ça le pays des moutons !

Connemara : Pas si vache que ça le pays des moutons !

Décidemment cette côte du Connemara n’est pas avare en surprise. La voilà qui nous gratifie d’un temps magnifique, d’un ciel bleu éclatant dans un torrent de lumières toutes plus belles les unes que les autres. Voilà qui nous change de notre étape au large des côtes du Kerry sous une pluie battante. En doublant les îles Skellig, c’est tout juste si l’on apercevait l’ancien monastère perché sur le rocher. Vision d’une sauvagerie incroyable.

Mais là après Inishboffin, après «l’île de la vache blanche », c’est au tour d’Inishturk, «l’île du cochon sauvage ». Un bout de caillou, un minuscule port et un minuscule village. Le genre d’endroit où il ne vient pas à l’idée de mouiller. Mais Rowlie nous a vivement conseillé l’escale ce dimanche. C’est le jour des « games », les jeux inter-îles, entre Inishboffin, Inishturk et Clare Island. Tir à la corde et compétition d’aviron sur ces yawls goudronnées traditionnelles en Irlande. Toutes les familles des îles sont venues pour la fête.

Le tir à la corde, c’est à marée basse, dans le fond du minuscule port. Les algues ont été ratissées et la bataille est féroce. Le tout rythmé bien sûr par un accordéon et une guitare.

Tout semble calme dans ce petit trou qui semble si bien protégé par les 2 petites digues. « You’ve to be here in a winter gale to see what happen » me corrige l’un des rameurs qui s’apprête à concourir. Le port par une tempête d’hiver serait un vrai chaudron. Pas vraiment le temps qu’il fait aujourd’hui. N’empêche qu’il est l’heure de repartir si l’on veut arriver avant la nuit dans Clew Bay où l’abri sera tout de même meilleur que dans la rade d’Inishturk. Ah oui… qui a gagné ? C’est finalement Inishturk, d’un cheveu, devant Inishboffin. Le cochon sauvage a dominé la vache blanche, et chez lui, à domicile, c’était sans doute mieux ainsi.

samedi
14
juillet - 2007

Magie nocturne à l’île de la vache blanche

Etrange couple que ce duo de musiciens ce soir au pub du Doonmore à Inishboffin, littéralement « L’île de la vache blanche ». Autant le guitariste semble réservé, bercé intérieurement par sa musique, autant le joueur de bodhran, ce grand tambourin irlandais, est un personnage envoûtant. La soixantaine, bien rebondi, visage joufflu, avec tout au fond des petits yeux malicieux qui rient à ses propres histoires. C’est lui qui chantent une après une des complaintes irlandaises, manifestement croustillantes, à entendre les éclats de rire de la quinzaine de personnes présentes. Dommage que les paroles en gaélique nous coupent de ce qui sûrement est un délice… Et l’ambiance magique qui commence à régner déteint sur l’assistance. Soudain une femme d’une trentaine d’année, si discrète jusque là entonne une nouvelle romance. Une voix cristalline, un regard qui soudain s’éclaire et son visage qui rayonne sous sa chevelure blonde. Incroyable transformation de cette femme qui dès sa ballade terminée redevient une cliente effacée.

Et c’est au tour de Rowlie de se lancer. Rowlie, notre hôte dans ce pub. Ingénieur spécialiste en fibre optique à Westport, venu avec son First 33,7 AS LATHAIR à Inishboffin pour le week-end. Un personnage solaire, communiquant sa joie de vivre et son amour de l’Irlande à quiconque passe dans un rayon de 10m. Et visiblement lui aussi en chante une épicée.. qui ravit l’assemblée. Nous voilà captif, croisant nos récits de mer et nos verres de Guiness.

mardi
10
juillet - 2007

La vache ! Toujours dans le pif !

Ça c’est calmé un peu ce matin, mais rien à faire, vérification faite, c’est toujours du vent contraire…

On se contente d’aller présenter nos hommages aux reines locales, et les salutations de leurs cousines d’Hérens.

Mais les augures paraissent favorables, une fenêtre de vent de sud-ouest semble se préciser pour mercredi… A suivre

lundi
09
juillet - 2007

O’Sullivan et les 40 buveurs

Crookhaven, quelques maisons au bout du bout d’une péninsule rocheuse, elle-même au bout du bout de la pointe de Mizen Head, le menton de l’Irlande. 250 habitants. Au début on ne voit que quelques maisons, mais on compte tout de suite 3 pubs qui entourent le quai. Et l’un d’eux, le maître des lieux : O’Sullivan’s Bar.

Petite maisonnette blanche qui ne paie pas de mine… mais passez donc la porte… où chaque soir se pressent ses quarante, ses cinquante ou même ses soixante buveurs.

O’Sullivan’s Bar : live music on Monday, Wednesday et Friday. A vous de ne pas rater le bon jour ! La Guiness, l’Irish coffee et les chants à l’intérieur. Mais pour faire connaissance, rien de tel que le petit coin fumeur coincé dehors derrière les WC : « Fumer tue », certes, mais c’est quand même là, sous l’auvent de 3 mètres carrés, que vous referez vraiment le monde avec les locaux. O’Sullivan’s, à Crookhaven… retenez l’adresse, et pour ceux qui ne comprennent que mal le langage local, le patron parle même le français.

lundi
09
juillet - 2007

« Gale warning »

Et c’est reparti pour la suivante… Le nord-ouest frais annoncé hier soir, se transforme, au bulletin du matin, en coup de vent attendu pour la mi-journée. Juste le temps de tirer deux grands bords de près par force 6 dans la grande houle qui revient déjà. Nous passons à 3 milles du mythique phare du Fastnet, mais résisterons à la tentation du détour pour la photo !

Il est temps de trouver abri dans la petite baie de Crookhaven. Et surprise, il n’y que nous pour trouver que ça souffle. Dans la baie, le club de voile est à l’exercice. Des dizaines de petits dériveurs, sorte de croisement entre l’Optimist et le Vaurien, gréés en voile latine. Et que ça dessale à qui mieux mieux ! Sous le regard impassible des moniteurs en zodiac. Ça crie, ça piaille, les gosses sont en combinaison bermuda, manches courtes, jambes bleuies par le froid (l’eau est à 14 degrés). Une sacrée graine de marins

dimanche
08
juillet - 2007

Calme plat en Irlande

Et oui, pas un souffle ce matin à l’aube. Un événement cet été en Irlande où le vent des dépressions ne semble jamais laisser de répit. Dès 5h du matin le moteur tourne, et dans un festival de lumière nous quittons le mouillage de Sandy Cove, juste devant Kinsale, direction Baltimore.

Nous allons tout de même tenter de tourner l’Irlande par l’ouest et un tel calme n’est pas à manquer. Il nous accompagnera tout le matin, nous permettant même de nous faufiler dans les chenaux très étroits et peu profonds du fond de la baie de Baltimore pour finir la journée à Schull, sous un ciel radieux et des couleurs de Méditerrannée.

jeudi
05
juillet - 2007

Le pays où les fleurs sont des moutons

« Gale warning force 8 to 9 » Pas un temps à mettre un voilier dehors. Mais pas de problème pour les moutons irlandais qui subissent stoïquement les éléments de ce pays qui fait tout dans la démesure.

Un mouton, « une fleur d’Irlande » comme dit Sylvie. Des fleurs blanches parsemées dans les prés aux verts innombrables et toujours changeants du bocage irlandais. Et cette tête qui sort des fougères, si calme en apparence, subit de plein fouet les 40 nœuds qui s’engouffrent dans cette petite vallée du Kerry. Car la photo ne montre pas le tremblement du photographe secoué par les rafales et ne permet pas d’entendre le rugissement permanent du vent. Même les moutons sont muets

Un temps à découvrir le pays en voiture, à marcher dans les hauteurs et sur les promontoires, souffle coupé par la tempête. Un temps aussi à se réfugier sous la couette des « Heights », le Bed and Breakfast déniché tout en haut de la baie de Glengarriff. (Une bonne adresse du Routard).

jeudi
05
juillet - 2007

Le syndrome du mayen valaisan.

L’Irlande est donc un pays riche… merci l’Europe. Même si on connaît désormais le miracle économique irlandais, on efface pas d’un trait les clichés du passé, l’émigration des miséreux fuyant la famine, les images de campagne du 19ème. Et le pays sait encore vous offrir, à vous le touriste toujours à la recherche du « pittoresque » son lot de clichés souvenirs. A commencer pas ses routes, sitôt quitté les grands axes. Ca se tortille, se faufile, tourne et retourne entre les haies du bocage. Ca « bump », en permanence, ça tressaute et vous offre à 30 km/h l’impression de foncer à l’aveugle. D’autant plus que c’est étroit… très étroit… Sauf peut-être pour les Irlandais qui déboulent là-dedans comme s’ils étaient tout seuls, visiblement agacés par ce trafic de touristes, qui plus est non habitués à la conduite à gauche. Alors autant dire que ça frotte du rétroviseur… dans les buissons à gauche, et parfois contre celui du vis-à-vis à droite ! Prière de rester concentré, pour admirer le paysage, mieux vaut stopper.

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Mais pour le reste, ça sent la prospérité… L’Irlande semble tout entière à vendre. Partout on construit, et tout ce qui est construit paraît neuf. Depuis l’aéroport de Cork flambant neuf jusqu’aux maisons des côtes les plus perdues. C’est un peu le syndrome des mayens valaisans. Si les grands-parents ont dû les abandonner, les petits-enfants, qui désormais peuvent capitaliser dans leur job en ville, retournent rebâtir sur le terrain familial. Et souvent la villa toute neuve côtoie encore les ruines de la maison d’antan. Mais ne croyez pas que cela soit abordable… Pour vos vieux jours, si vous vous sentez prêts à résister au climat, un tour chez un « Real estate » (agent immobilier) suffit à vous décourager

lundi
02
juillet - 2007

Showers sur Kinsale

Autrement dit pour ici... du beau temps

L'occasion d'un farniente au mouillage dans la rivière de Kinsale.

Séchage, terrasse, bière.... Excellent