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vendredi
07
septembre - 2007

Chamade, 2300 milles et un premier bilan

Nous voici donc au terme de cette première saison passée à bord de Chamade 2300 milles entre les Sables d’Olonne et la région de Bergen. De quoi faire un premier bilan de notre Ovni 365

Dans l’ensemble, nous avons oublié maintenant les soucis de la mise à l’eau d’avril, même s’il reste encore quelques détails à mettre au point. A noter qu’un soucis de vanne rencontré en Manche a été résolu très rapidement par Didier Lourdais, d’Aries, l’agent Alubat de Cherbourg, dont l’accueil et la gentillesse ont été exemplaires.

En mer :

Remarquable. Disons-le tout de go, nous sommes vraiment satisfaits du comportement marin de Chamade. Le bateau est rapide, stable, rond, confortable. Très rassurant en mer et très doux dans ses mouvements quand ça remue. Les moyennes sont excellentes, 6 nœuds au près et plus de 7 nœuds au portant.

Sous voile : (GV lattée, génois et trinquette sur enrouleurs)

Au près : Puissant et très équilibré, mais il faut laisser de la toile devant. Premier ris vers 18-20 nœuds 2ème à 23-25 nœuds et 3ème des 30 nœuds. Dans une mer formée par 20 à 25 nœuds de vent, on remonte à 6,5 nœuds à 50° du vent apparent. Ce qui donne entre 100 et 110° au virement. Ce n’est pas Alinghi, mais c’est bon pour un dériveur. La trinquette sur enrouleur sort dès 20 nœuds (option confort ou nuit) et dès 25 nœuds (option plein gaz)

Au largue : Ça file, mais assez ardent, surtout du fait qu’on sur-borde la GV pour éviter le ragage dans les barres de flèche poussantes. Par mer formée ne pas hésiter à prendre vite le 2ème voire le 3ème ris si l’on veut laisser le bateau sous pilote.

Au portant : Simplement délicieux, la stabilité de route (dérive relevée) est remarquable.

Au moteur : (Volvo 40cv)

250 heures déjà. (Ah les calmes de début juin en Bretagne, les canaux écossais et les fjords de Norvège !) Il profite de sa longueur de flottaison. 6,5 nœuds à 1800 tours. Consommation moyenne 2,1 litres/heure. C’est excellent et avec 360 litres on a de la marge.

Aménagements :

Au terme de 4 mois de navigations intensives qui ont vu défiler une quinzaine d’équipiers, tout est encore comme neuf. Mais je regrette de ne pas avoir pensé à prendre l’option plan de travail en Corian. Le mélaminé de base est fragile autour des éviers, zone toujours très humide.

L’eau sous le frigo : (vieux serpent de mer Alubat) Premières taches noires au bout de 2 mois au-dessus du tiroir sous la gazinière et au-dessus de la trappe de visite du compresseur. J’ai enlevé les baguettes de champ collées au dessus de ces ouvertures, baguettes qui piègent l’humidité et la renvoient dans le champ du contre-plaqué. Fait aussi 2 trous de drainage dans le CP sous les angles du caisson frigo. Depuis l’eau s’évapore et les taches noires ont disparu. A suivre

Equipement :

Sans entrer dans tous les détails nous apprécions :

-Les prises de ris automatiques. Prendre un ris est vraiment rapide même au portant. Pour étarquer de la GV nous utilisons un cunningham. Le winch de drisse GV tribord (n°32) n’est pas assez puissant. -Le chauffage Eberspaecher qui fonctionne à merveille. -L’éolienne Aerogen 6 silencieuse et très efficace dès 15 nœuds -Le frein de bôme Walder, monté sur un seul côté, avec un bout de diamètre 8 et non de 10 comme installé au départ (le frottement est alors trop fort) -L’ancre Spade. Jamais prise en défaut et qui croche immédiatement. (Attention même au coup de rappel sur le guindeau si le bateau recule un peu trop vite en mouillant !) -Le pilote automatique Raymarine qui contrôle bien le bateau. Consommation entre 1,5 et 4 ampères selon l’allure et les conditions de navigation. -Le portable avec un Centrino Duo et le logiciel Maxsea. Faible consommation, 2 A en navigation.

Aménagements personnels :

Vu les spécialités du climat nordique nous ne regrettons pas d’avoir installé une prolongation de la capote et d’avoir monté une porte à battants de notre fabrication permettant d’entrer et sortir rapidement sans refroidir l’intérieur du bateau.

vendredi
07
septembre - 2007

Chamade, 2300 milles et un premier bilan

Nous voici donc au terme de cette première saison passée à bord de Chamade 2300 milles entre les Sables d’Olonne et la région de Bergen.
De quoi faire un premier bilan de notre Ovni 365

Dans l’ensemble, nous avons oublié maintenant les soucis de la mise à l’eau d’avril, même s’il reste encore quelques détails à mettre au point. A noter qu’un soucis de vanne rencontré en Manche a été résolu très rapidement par Didier Lourdais, d’Aries, l’agent Alubat de Cherbourg, dont l’accueil et la gentillesse ont été exemplaires.

En mer :

Remarquable. Disons-le tout de go, nous sommes vraiment satisfaits du comportement marin de Chamade. Le bateau est rapide, stable, rond, confortable. Très rassurant en mer et très doux dans ses mouvements quand ça remue. Les moyennes sont excellentes, 6 nœuds au près et plus de 7 nœuds au portant.

Sous voile : (GV lattée, génois et trinquette sur enrouleurs)

Au près : Puissant et très équilibré, mais il faut laisser de la toile devant. Premier ris vers 18-20 nœuds 2ème à 23-25 nœuds et 3ème des 30 nœuds. Dans une mer formée par 20 à 25 nœuds de vent, on remonte à 6,5 nœuds à 50° du vent apparent. Ce qui donne entre 100 et 110° au virement. Ce n’est pas Alinghi, mais c’est bon pour un dériveur. La trinquette sur enrouleur sort dès 20 nœuds (option confort ou nuit) et dès 25 nœuds (option plein gaz)

Au largue : Ça file, mais assez ardent, surtout du fait qu’on sur-borde la GV pour éviter le ragage dans les barres de flèche poussantes. Par mer formée ne pas hésiter à prendre vite le 2ème voire le 3ème ris si l’on veut laisser le bateau sous pilote.

Au portant : Simplement délicieux, la stabilité de route (dérive relevée) est remarquable.

Au moteur : (Volvo 40cv)

250 heures déjà. (Ah les calmes de début juin en Bretagne, les canaux écossais et les fjords de Norvège !) Il profite de sa longueur de flottaison. 6,5 nœuds à 1800 tours. Consommation moyenne 2,1 litres/heure. C’est excellent et avec 360 litres on a de la marge.

Aménagements :

Au terme de 4 mois de navigations intensives qui ont vu défiler une quinzaine d’équipiers, tout est encore comme neuf. Mais je regrette de ne pas avoir pensé à prendre l’option plan de travail en Corian. Le mélaminé de base est fragile autour des éviers, zone toujours très humide.

L’eau sous le frigo : (vieux serpent de mer Alubat) Premières taches noires au bout de 2 mois au-dessus du tiroir sous la gazinière et au-dessus de la trappe de visite du compresseur. J’ai enlevé les baguettes de champ collées au dessus de ces ouvertures, baguettes qui piègent l’humidité et la renvoient dans le champ du contre-plaqué. Fait aussi 2 trous de drainage dans le CP sous les angles du caisson frigo. Depuis l’eau s’évapore et les taches noires ont disparu. A suivre

Equipement :

Sans entrer dans tous les détails nous apprécions :

-Les prises de ris automatiques. Prendre un ris est vraiment rapide même au portant. Pour étarquer de la GV nous utilisons un cunningham. Le winch de drisse GV tribord (n°32) n’est pas assez puissant.
-Le chauffage Eberspaecher qui fonctionne à merveille.
-L’éolienne Aerogen 6 silencieuse et très efficace dès 15 nœuds
-Le frein de bôme Walder, monté sur un seul côté, avec un bout de diamètre 8 et non de 10 comme installé au départ (le frottement est alors trop fort)
-L’ancre Spade. Jamais prise en défaut et qui croche immédiatement. (Attention même au coup de rappel sur le guindeau si le bateau recule un peu trop vite en mouillant !)
-Le pilote automatique Raymarine qui contrôle bien le bateau. Consommation entre 1,5 et 4 ampères selon l’allure et les conditions de navigation.
-Le portable avec un Centrino Duo et le logiciel Maxsea. Faible consommation, 2 A en navigation.

Aménagements personnels :

Vu les spécialités du climat nordique nous ne regrettons pas d’avoir installé une prolongation de la capote et d’avoir monté une porte à battants de notre fabrication permettant d’entrer et sortir rapidement sans refroidir l’intérieur du bateau.

samedi
01
septembre - 2007

Un havre pour l’hiver

L’automne est là et l’hiver approche. Le moment d’offrir à Chamade une tanière. On devrait plutôt parler de nid de castor, puisque le bateau hivernera à flot. Et c’est donc la région de Bergen que nous avons choisie pour cet hivernage. Ici il ne gèle jamais ou presque, et avec le ventre dans l’eau, la température à l’intérieur du bateau ne descendra jamais au-dessous de zéro. Pas de risque non plus de voir des tonnes de neige s’amonceler sur le pont. Dans ces eaux baignées par le Gulf Stream la neige ne tient jamais plus que quelques heures. Mais il suffit de s’enfoncer de quelques kilomètres à l’intérieur des terres et surtout de grimper de quelques centaines de mètres pour que la rigueur de l’hiver norvégien soit bien présente. Restait à trouver l’endroit favorable.

Ce fut fait au fond d’un fjord, dans un tout petit port. 2 bâtiments en bois qui abritent les douches, quelques appontements en bois, 4 bateaux à l’hivernage, le tout protégé de tous les vents et pour 600€ pour tout l’hiver: difficile de ne pas accepter l’offre de Germund, le responsable de cette petite association de bénévoles qui s’occupe du port. Et comme si la gentillesse de l’accueil ne suffisait pas, le temps s’est mis au beau cette semaine pour nous permettre de préparer le bateau. Rinçage, séchage, vidange , la longue liste de la mise en hivernage se déroule, le temps passe vite et l’heure de l’avion approche.

Enfin, presque au beau puisque ce samedi, vieille du départ, c’est le déluge, la grisaille sinistre… Voilà qui aide au départ. Décidemment le fair-play norvégien est sans limite !