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vendredi
29
mai - 2009

Mais qu’est ce que vous venez faire ici ?

Vardö, à l’extrême est de la Norvège.
Petite île au bout de la péninsule de Varanger. Gros port de pêche toutefois. On y vient chercher abri, la météo annonce 35 nœuds pour la soirée.

A peine amarré à couple d’un petit chalutier, un pêcheur m’interroge :
-Vous venez pêcher ici ?
-Non
-Mais alors qu’est-ce que vous venez faire par ici ?
-On est en route pour la Russie ?
-Mais pourquoi ? … Seulement pour voyager ?
Qu’on puisse prendre la mer pour le plaisir, la découverte, leur paraît totalement incroyable.

Vardö est donc un port de pêche depuis des siècles. Il y a 15 ans il comptait 4500 habitants. Aujourd’hui juste 2000. Les grands chalutiers sont arrivés, le poisson n’est plus traité à terre, les usines de poissons fermées semblent juste là pour abriter les fantômes.
Mais la solidarité du marin n’est pas un vain mot. « Ne restez pas là, de ce côté du port avec la tempête de ce soir, ça va être dur pour votre bateau. Allez en face, le long des quais de l’usine abandonnée. Là vous serez sûr. » nous conseille notre hôte momentané.
On se déplace, l’amarrage prend du temps, d’autant qu’une houle entre dans le port.

Pas plus de 30 cm, mais largement de quoi rendre le contact avec le quai plutôt « rough ». On tisse notre toile d’araignée… et tout se passe bien quelques heures plus tard, même si le bateau roule lentement dans les rafales qui dépassent les 35 nœuds malgré l’abri des bâtiments. Reste à prendre son mal en patience, 2 autres coups de vent devraient suivre dans les 36 heures.

mercredi
27
mai - 2009

Kongsfjord: Le bout du bout du monde

Bienvenue donc au bout du bout du monde...
Monde isolé, village de pêcheurs souvent en voie de dépeuplement, terre hostile s'il n'y avait des gens, des habitants chaleureux et accueillant, à l'image de Christoph et Maren à Kongsfjord.

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L'école de plongée la plus nord du monde, "the last dive", l'expérience vous intéresse?
www.dive-and-sea-the-arctic-ocean.com
kiss@arctic-diving.com
lundi
25
mai - 2009

Un cap et tout a changé

Le Cap Nord à peine dépassé et tout de suite l’environnement a changé.

La mer d’abord, avec tout de suite la houle, la grande houle de la Mer de Barents. « Rare qu’ici il n’y en ait pas, nous dira plus tard Christoph de Kongsfjord.
Et les ports, fait pour la pêche. Pas pour un voilier. La protection est souvent relative, le clapot pour ne pas dire la houle agite les bateaux. Pas de problèmes pour les pêcheurs amarrés le long des gros pneus qui garnissent les quais, mais avec 3 mètres de marnage, pour nous c’est plus compliqué. Il faut constamment surveiller.
La terre ensuite : c’en est fini des paysages presque riants de la côte nord-ouest, des îles et des chenaux, des petits fjords. Place à une terre grise, rocailleuse, pelée. Pas un arbre pour freiner le vent. Les rares bouleaux ne dépassent guère 60 cm. Ici à cette saison c’est l’univers du gris, du noir et du blanc.

On a l’impression de prendre des photos en noir et blanc. Les villages, les petites villes sont rares, perdues et dédiées uniquement à la pêche.
Ce ne sont que quelques maisons en bois, toujours en couleur, perdues sur la lande ou la toundra.

On y fait son jardin avec son imagination.

Dernier changement, la météo. Il fait grand beau à Oslo. Merci pour eux. Effet du hasard sans doute, mais qui dit bel anticyclone sur le centre de la Scandinavie, dit train de dépressions polaires au nord. Une tous les 2 jours. 30 à 35 nœuds de vent, rafales à 40, voire 50. Et ici tout est plus rude. L’avis de coup de vent, le gale warning » survient à 30 nœuds déjà. Il est vrai que dans ces conditions (eau à 4°, air à 5°) tout est beaucoup plus rude. Et que dire des locaux qui pêchent ici toute l’année, y compris dans la nuit et le froid polaire de janvier. Que dire sinon qu’ils méritent le respect.

vendredi
22
mai - 2009

21 mai, 20h10. On fait du sud !

Le Cap Nord, nous l’avons franchi à 20h 35.
Mais la pointe la plus nord de l’Europe à 20h10, le "vrai cap nord", celui qui est juste un peu plus à l’ouest : C’est Knivskjelodden, une pointe rocheuse qui descend doucement vers la mer.

Evidemment, la falaise de Cap Nord, avec ses 300 mètres de haut, elle a une autre gueule.
Surtout vu d’en bas.
Parce qu’à voir là haut, les barrières, les touristes, le Tourist center et les 190 Nok (20€) à payer pour entrer dans la zone, c’est sans doute moins grandiose.

Reste que le passage est symbolique, par temps calme mais ciel gris. Juste de quoi lui donner son vrai caractère. Nous nous arrêtons juste après. À Skarvag, le « port de pêche le plus nord » dans le village « le plus nord » avec l’école « la plus nord »…

Et le lendemain, par un ciel sans nuage, nous verrons encore la célèbre falaise avant de terminer ce parcours à Honningsvag.
Où là aussi tout est « Nothernmost… » Même la brasserie.
Il y a certes celle de Tromsö, la célèbre brasserie Mack, « la plus nord du monde ». Mais à Honningsvag, le pub Bryggerie s’est décidé à faire sa propre bière artisanale. Son nom…
« Sorry Mack » !!!
Mais quand on veut en commander, la serveuse se dit désolée, la saison ne fait que commencer, la bière est en fabrication… il faut encore attendre 2 ou 3 semaines…
« Sorry Mack » peut-être, mais à Tromsö, la Mack…. We’ve got it !

jeudi
21
mai - 2009

Ivar, écolier du bout du monde

Il s’appelle Ivar, il a 14 ans, il parle un anglais excellent et il est trop content de l’aubaine.
Un voilier, amarré au ponton, dans son village de Gjesvaer, à tout juste 10 milles du Cap Nord.

A peine amarré, il est là pour nous conseiller de reculer un peu le bateau, histoire de laisser de la place pour le bateau de son beau-père qui devrait rentrer sous peu de la pêche.
Mais le contact est tout de suite sympathique. Ivar aime les bateaux et entame la conversation.
Il vit au bout du monde depuis 3 ans avec sa mère prof et compagne d’un pêcheur de Gjesvaer. Une mère qui aime les lieux isolés, et Gjesvaer, c’est isolé : 200 habitants par plus de 71° Nord.

Mais 20 enfants, une école et 6 professeurs pour s’occuper d’eux, en partage avec la dizaine d’élèves de Skarvag, autre village tout proche du Cap Nord. Le service public en Norvège, cela veut encore dire quelque chose.
Ivar se réjouit déjà de cet automne, quand il quittera le Cap Nord pour aller rejoindre son père à Trondheim, la 3ème ville de Norvège, bien plus au sud, là où il poursuivra ses études.

Ivar qui se réjouit, mais qui pensera sans doute souvent à sa liberté de gosse du Grand Nord, à ses sorties en mer sur son canot à moteur, le sien, qu’il entretient avec soin pour affronter le clapot souvent tourmenté qui entoure les dizaines d’îlots éparpillés devant son village. « J’aime quand ça secoue » ajoute-t-il avec un petit sourire !

mardi
19
mai - 2009

La direction du vent ? Facile… toujours juste droit dans le nez

Tromsö – Honningsvag, 250 milles, un slalom entre les îles, mais un slalom au moteur.
Le vent, installé depuis plusieurs jours au nord-est, suit les méandres des fjords et canaux et nous l’avons évidemment toujours pile de face. Entre 5 et 15 nœuds.
Aussi régulier que l’Hurtigruten qui chaque jour passe et repasse le long de son long voyage de Bergen à Kirkenes.

Peu de voile donc pour Florence, Cédric et Pierre tous amateurs de jolis bords. C’est le copain Volvo qui fait sans broncher l’essentiel du travail.

Mais quelques moments étonnants comme ce contrôle de la marine norvégienne, qui demande nom du navire, des passagers ainsi que la dernière et la prochaine escale. Le moment de se rappeler l’alphabet radio.

Quant au port visé, n’ayant pas la carte sous les yeux, au micro ce fut…gngngnsund… à quoi l’officier norvégien, très classe, répondit « En prononciation norvégienne, c’est « Havoysund ».

dimanche
17
mai - 2009

Le soleil de minuit est de retour

Aujourd’hui, ou plutôt cette nuit nous avons rendez-vous avec le soleil.
A Öksfjord, par 70° 40’ Nord.

Et il est au rendez-vous.
Temps splendide ce soir dans cette toute petite bourgade de 1500 habitants. Le soleil sort le grand jeu pour ces retrouvailles, et à minuit nous voilà sur une petite roche devant le port pour saluer le « Monsieur » qui ne va pas nous abandonner avant presque 3 mois, même s’il jouera sans doute souvent à cache-cache derrière les nuages.



Et qui dit soleil de minuit dit forcément bain de minuit !
Enfin version « grand nord » donc un peu « light ».

jeudi
14
mai - 2009

Coup de chaud sur Tromsö

Si l'est une chose qui surprend ici par 69° Nord, c'est l'absence de printemps.
En à peine 10 jours, nous aurons passés de l'hiver à l'été, de la neige à l'herbe verte.
Et dès le premier rayon de soleil, dès la première grimpée du thermomètre, c'est toute une ville qui se précipite dehors...
Décidemment, Tromsö est bien sympathique...

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Derniers moments avant le départ pour la Cap Nord, Kirkenes et la Russie. Le départ c'est pour samedi.
vendredi
08
mai - 2009

Le projet Chamade approuvé par Vladimir Poutine

Cette fois-ci c'est fait!
Nous avons enfin reçu l'autorisation de nous rendre en Russie et surtout de traverser le Canal du Belomorsk reliant la Mer Blanche à la Baltique.

Un canal construit dans les années 30 par Staline et cela pour des raisons stratégiques. Il fallait un accès maritime à la mer de Barents et à l'Atlantique.
Ce canal fut construit par les prisonniers de l'Archipel du Goulag. Si Soljenitsine parle de 250'000 morts, les historiens aujourd'hui s'accordent sur le chiffres, tout de même terrible, de 25'000 morts. Il relie donc la ville de Belomorsk au bord de la Mer Blanche au lac Onega. Et de là, par les fleuves aménagés, la navigation fluviale continue vers St Peterbourg et la Baltique, ou alors vers Moscou, la Volga et la Mer Noire.
Mais depuis les années 30 la loi russe interdit la navigation sur ses eaux intérieures aux navires étrangers.
Au début des années 2000, durant la période de flottement de la fin de la présidence de Boris Eltsine, quelques voiliers nordiques ont pu emprunter le canal au cours du rallye du Millénium. Mais depuis la loi est à nouveau en vigueur et plus aucun voilier étranger n'a pu franchir ce fameux canal. Mais le projet Chamade a su retenir l'attention des autorités russes.
Grâce à notre réseau de relations, nous avons pu entrer en contact avec une haute personnalité russe qui a bien voulu soutenir notre projet de rencontres entre greffés suisses et russes. C'est ainsi que ce projet fut défendu auprès du Gouvernement de la Fédération de Russie, et que finalement Chamade bénéficie d'une ordonnance gouvernementale signée par le Premier ministre Vladimir Poutine, l'autorisant exceptionnellement à emprunter le Belomorsky-Baltisky-Kanal durant l'été 2009.
L'aboutissement de 14 mois de démarche!

Reste maintenant l'aventure. Elle commencera début juin par notre entrée en Russie dans le port de Mourmansk.

vendredi
08
mai - 2009

Alpes de Lyngen : Naviguer dans la poudreuse !

D’abord se rappeler qu’en avril au nord de la Norvège, il neige !

Et que le premier instrument du navigateur en ce début avril, c’est la pelle !

La pelle à neige, et sa corvée matinale de déblayage, indispensable si l’on ne veut pas finir par-dessus bord.
Evidemment, ça use les reins, mais quel paysage!

Solitude glacée, blancheur immaculée… au premier rayon de soleil, c’est féerique

Côté navigation évidemment, c’est vite froid, mieux vaut ne pas oublier sa petite laine…

Heureusement, dans les fjords de Lyngen la navigation est assez simple. Les vents soufflent dans l’axe, c’est donc soit plein arrière, soit plein dans le nez.

Et quand ça souffle bien, on peut s’offrir des descentes vent arrière superbes, d’autant plus que la mer ne creuse jamais vraiment

Les lieux d’amarrage sont nombreux, pas toujours abrités de tous les vents. L’amarrage se fait souvent le long de quai de pêche avec de gros pneus pas très agréables ou parfois des parois couvertes de planches convenant mieux au voilier.
L’avantage d’un faible tirant d’eau et d’une taille modeste, c’est qu’on peut facilement trouver abri dans les petits ports de la région. On y trouve des pontons flottants mais dont souvent la largeur entre les catways ne dépasse pas 4 mètres.
En cette saison il est rare de trouver de l’eau, tout est encore fermé et vidangé.

Petite liste des ports utilisés pour le ski :
Nord Lenangen (pour Storgalten) : quai boisé ou catways (4m). Le départ pour le Storgalten se fait de l’autre côté du fjord, depuis le quai de l’ancienne usine de crevettes (gros pneus)

Havnnes sur Uloya (pour Uloystinden) quai (gros pneus) ou, si libre, quai boisé. Profondeur 2m) Eau (dans le hangar de pêche) et électricité. 250 Nok la nuit

Uloybukta : A l’est d’Uloya : (Pour Saeteraksla) Quai boisé devant l’ancien bâtiment de pêche.

Djupvik : (pour le Storhaugen) en extrêmité de catway (1 place)

Olderdalen : (pour Gallivarri) catways (2 places larges de 4m et profondeur 1m50). 40 Nok. Eau possible par bidon depuis les toilettes du « kiosk » au départ du ferry.




Lyngseidet : (pour Kravringtinden) Ponton flottant. « marina sommaire » en cours de réaménagement. Mal protégé des vents de sud-est. Electricité. 100 Nok. Ponton pour gazoil devant le supermarché Spar.

Akkarvik : Sur Arnoya (Pour Trolltinden) Quai de pêche boisé. Entreprise de pêche encore active. (C'est là que nous avons essuyé la tempête. A éviter si menace de gros temps de sud ou de nord.

Vannvag : Sur Vannoya (pour Vannkista) Quai de pêche inconfortable et encombré. 1 place en bout de ponton flottant de l’autre côté (si pas occupé par les locaux.)

Pontons aussi disponibles à Hansnes (Ringvasoya), à Skjervoy, à Furuflaten et bien sûr Tromsö où l’on trouve eau et électricité (200 Nok la nuit)

vendredi
08
mai - 2009

Alpes de Lyngen : La mer entre les spatules

« La mer entre les spatules ». L’expression est de Simon, mais elle est tellement juste qu’elle mérite d’être reprise dans le blog.
Car c’est ça avant tout la magie des Alpes de Lyngen. Un ski unique, hors référence pour les Alpins que nous sommes.

Mais au moment de terminer ce mois de randonnées exceptionnelles, faisons une petite synthèse des conditions rencontrées par ici.
Côté dénivellation, la plupart des courses font entre 900m et 1200m. Durant ce mois d’avril malgré le redoux et plusieurs jours de pluie, nous avons toujours pu chausser les skis au niveau de la mer.

Côté neige, de la poudreuse, excellente les 15 premiers jours, puis de la neige de printemps. Souvent pourrie en bas, mais à peine gravis les 150 premiers mètres, la neige portait. Elle devenait dure entre 150m et 600m d’altitude puis à nouveau poudreuse en haut. Peu de neige soufflée ou « carton » heureusement, malgré le vent souvent fort dans les hauts. Ce fut toujours du beau ski.

Avalanches : Couches très stables en ce mois d’avril. Nous n’aurons vu qu’une seule rupture de plaque à vent. Mais il faut être attentif à l’approche de crêtes. Les accumulations se forment à chaque chute de neige.

Météo : Très changeante. Mais à part 3 vrais passages de dépression avec leur cortège de mauvais temps pour 2 jours, nous avons toujours pu partir en course. Les éclaircies arrivent vite, mais un grand ciel bleu peut aussi se transformer en ciel couvert en moins de 2 heures.
Et un peu de pluie en bas, c’est souvent un peu de neige 300 mètres plus haut.

Avantage de la faible altitude, à part sur les crêtes à l’approche des sommets, on reste en général sous le plafond nuageux et la visibilité reste bonne.
Ne pas trop se fier au bulletin météo de www.yr.no qui ne sont souvent corrects qu’à 24 heures et encore !

Et pour terminer une petite liste de sommets sympas.
A la pointe de Lyngen : le Storgalten (1219m) depuis Ankerneset (Nord Lenangen)
Sur Uloya : L’Uloytinden (114m), mais surtout derrière, depuis Uloybukta et peu fréquenté le Saeteraksla (950m)

Depuis Djupvik :le Storhaugen (1142m)

Depuis Olderdalen : le Gillavarri (1163m)
Depuis Lyngseidet : le Kravtingtinden (1289m), comme un volcan qui domine le village

Sur Arnoya : Le Trolltinden (850m) : la course du pylône (au sommet). Réputée course de mauvais temps parce que balisée pour les gardiens du pylône de télécommunication, mais à faire par grand beau. La vue est exceptionnelle sur l’ensemble de la chaîne, au sud et sur la mer de Barents au nord.
Sur Vannoya : Le Vannkista (950m)
Ou encore sur Kägen : le Nordkägtinden (1229m) ou encore le Daltinden (1533m) au-dessus de Furuflaten…
Et j’en passe… le choix est presque infini. C’est d’ailleurs souvent les conditions d’amarrage qui ont dicté nos choix.

samedi
02
mai - 2009

Chamade 2009: Retour sur les lieux du....

Il ne fallait pas rester sur une mauvaise impression...
C'est donc 10 jours après la tempête que nous sommes retournés avec Sarah et François à Akkarvik, lieu d'une tempête mémorable.
Ciel sans nuage, pas de vent, Akkarvik ne rappelle en rien l'atmosphère de fin du monde de l'autre jour.
Tant mieux, et c'est donc à ski qu'on est monté vers ce "sacré pylône" où la vue est tout simplement exceptionnelle


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