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dimanche
29
avril - 2007

Chapeau à l’équipe d’Alubat

Après les tomates, les lauriers.
Si les problèmes rencontrés furent nombreux, il faut souligner l’EXTRAORDINAIRE REACTIVITE d’Alubat.
A chaque problème ou panne détectés, l’équipe est intervenue dans les heures suivantes au port des Sables d’Olonne, ou en organisant immédiatement un suivi en garantie chez les sous-traitants.
La rapidité du suivi, la qualité des travaux alors entrepris, le soin apporté pour ne laisser aucune trace à bord, tout démontre le potentiel de cette équipe et de son directeur Bernard Roucher.

C’est rassurant et permet de garder confiance. Dommage que ce soit à postériori, et non pas à priori.
Et surtout ça ne remet nullement en cause la qualité de conception et de construction du bateau.

Bon d’accord ça laisse des souvenirs… mais tout est question de dosage…

Le mieux est l’ennemi du bien dit le dicton.

Mais on aurait préféré éviter de le contredire à ce point !

dimanche
29
avril - 2007

CONCLUSION : Quelques tomates et des lauriers pour Alubat

Fin donc d’un premier mois agité, mais quelles conclusions en tirer?

1. Un voilier, ce sera toujours de l’artisanat, ça demande mise au point.
2. Personnaliser un voilier, c'est forcémment prendre un risque, c'est aussi accepter de l'assumer solidairement avec le chantier.
3. Un mois de battement avant tout projet sérieux est un minimum.

MAIS :
Cela n’excuse pas tout :
Les problèmes rencontrés sont de 3 types :
-les pannes ou pièces qui lâchent. A mettre sur la faute à pas de chance.
-les erreurs et les oublis humains : (mousquetons oubliés sur le TMT, diode dans le moteur, régulateur de l’hydrogénérateur, la fuite d’eau sur la trappe de visite du réservoir d’eau…) Agaçant, trop nombreux mais c’est le facteur humain, il faut faire bonne mine à mauvais jeu, même si un simple contrôle de qualité pourrait en éviter la majeure partie. A noter qu’une partie est le fait des sous-traitants (voilier, moteur, grééement)
-Les montages erronés : soit par négligence (avait-on lu chez Alubat la notice de montage du dessalinisateur ?) soit par erreur de conception (comment le bureau d’étude peut-il prévoir un circuit de chauffage aussi aberrant et comment un ouvrier peut-il le réaliser sans se poser de question ?) Nous laisserons au chantier Alubat le soin de trouver les correctifs, mais assurément le fait de refaire deux fois le travail et de multiplier les déplacements de ses équipes sur le port n’est guère efficient en matière de gestion. C’est de plus ravageur et coûteux en terme d’image de marque.
Il y a là de quoi s’interroger sur la gestion à flux tendu et sur l’organisation du travail en équipe. Deux notions contemporaines et sans doute nécessaires à la réduction des coûts de production, mais qui peuvent vite, si elles sont mal maîtrisées, se transformer en économies qui coûtent cher. A préciser toutefois que l'esprit de dialogue a toujours été présent dans un réel soucis de progression. C'est appréciable et assez rare pour être souligné. Reconnaissons que nous voulons toujours plus de personnalisation sur nos bateaux et qu'Alubat accède à pratiquement tous nos voeux. Avec les risques que cela comporte. Au terme de nos discussions, il en ressort qu'Alubat en est bien conscient et met en place actuellement de nouvelles procédures. Et qu'au terme de ces échanges, nous pouvons témoigner que dans le terme de "Personnalisation" cher à Alubat, il y a aussi celui de "suivi personnel", et que malgré les aléas, cet engagement est parfaitement respecté.

jeudi
26
avril - 2007

On navigue!

Houat- Arzal au près dans 25 nœuds de vent.
1 ris, trinquette: le bateau marche parfaitement, puissant mais confortable, très agréable à la barre. Au moins là c’est un plaisir et c’est rassurant. Il est dans son élément. Nous passons la nuit dans la Vilaine sous les fenêtres de notre ami le commandant Rigolet.

Vendredi 27 : Remontée au moteur jusqu’à Folleux, le moteur tourne comme une horloge. Le bateau est maintenant fin prêt pour tailler de la route. On touche du bois, le feuilleton tragi-comique de la mise au point semble (provisoirement ?) terminé. Disons en tout cas que ça semble être le tournant du match. Chamade est laissé sur un corps-mort du chantier Multi-Nautic pour une petite pause d’un mois avant la route vers la Norvège… On se réjouit de NAVIGUER !

lundi
23
avril - 2007

Alubat intervient à distance

Lundi 23, 8h30 : Alubat est averti et une fois de plus réagit promptement. A 10h décision est prise de gagner la Trinité au moteur où un agent Volvo nous attend. Dès 14 heures une série de test confirme la panne : c’est bien le répartiteur Mastervolt qui a lâché. Alubat contact alors ENM qui l’a installé et rendez-vous est pris pour le lendemain matin.

Mardi 24 : Remplacement du répartiteur par ENM. Tout semble fonctionner, mais dès l’après-midi nouvelle alarme au moteur lors d’un test de fonctionnement d’une heure et retour d’ENM qui ne constate rien de particulier. Volvo est à nouveau contacté.

Mercredi 25 : Retour de l’agent Volvo qui vérifie tout le circuit électrique bipolaire. Tout est passé au crible et remonté, nouvel essai et plus d’alarme. Nous gagnons Houat dans l’après-midi, tout fonctionne.

samedi
21
avril - 2007

Alerte moteur : c’est le voyant charge.

Samedi 21: Jean-Daniel a rejoint le bord. Croisière dans le golfe du Morbihan. L'alarme moteur sonne soudain. Un premier diagnostic cible le répartiteur de charge puisque la charge est normale sur le parc de batterie de service mais nulle sur la batterie moteur. Et c'est évidemment un samedi!

Dimanche 22 : on gagne le Crouesty au moteur et au bout de 45 minutes l’alarme sonne à nouveau… il n’y a plus de charge sur la batterie moteur.

lundi
09
avril - 2007

"En finale"

Tout le monde est reparti… et nous voilà seuls avec Sylvie... la tête un peu tourbillonnante… l’aventure commence… ou plutôt elle commencera sitôt les dernières formalités accomplies et les maladies de jeunesse soignées.
Mardi c’est le dessalinisateur qui est remonté. Tout semble cette fois-ci bien installé et nous pouvons le tester le mercredi : ça marche.
Mercredi on règle les affaires douanières.
Jeudi on termine l'accastillage du tangon, Chamade semble prêt au départ… ce sera pour demain.

Vendredi nous sommes à l’île d’Yeu après une navigation tranquille au portant. Samedi c’est Pornichet et dès la semaine suivante le Golfe du Morbihan. Pas ou peu de vent, mais toujours du soleil et une chaleur incroyable pour la saison.

dimanche
08
avril - 2007

Baptême de Chamade :

Grand soleil, lumière splendide… le ciel au moins est avec Chamade Et les invités sont là :

La marraine : Sandra venue avec Andréa et leur fils Mattéo tout exprès de Turin.
Le parrain : Mirko, déjà à bord depuis une semaine et qui a soigné l’électronique de Chamade aux petits oignons.
Le commandant d’honneur : Daniel Rigolet, capitaine au long cours, ancien capitaine de pétrolier géant et inventeur de la célèbre combinaison de survie Rigolet. Il est venu en ami et en voisin de Bretagne où il réside avec sa femme Mona au bord de la Vilaine.

Sont là aussi Cédric et Rosalie, nos compagnons du Cap Horn, ainsi que mon frère Luc et sa compagne Laurence. Et puis bien sûr, à la vidéo, mon fils Stéphane. Et Chamade reçoit sa première rasade de champagne… les invités aussi.

Longue vie et bon vent à Chamade. Enfin une belle journée à bord.

samedi
07
avril - 2007

Fuite d’eau

Préparatif du baptême, et nettoyage : on découvre de l’eau dans les fonds. C’est de l’eau douce. On cherche alors la fuite. Il y a des gouttes sur la trappe de visite du réservoir : bizarre. Stéphane suggère de refaire les pleins pour mettre le tout en pression. Aussitôt dit aussitôt fait : Et c’est un geyser : la trappe n’est pas étanche ! Un détail... mais ça agace!

vendredi
06
avril - 2007

Dessalinisateur et moteur en pagaille

Réveil frisquet, mais là le bonheur, en un quart d’heure il fait bon dans le bateau, voilà un problème de réglé.
Sylvie arrive de Suisse en plein chantier… bienvenue à bord !

On peut donc sortir en baie avec Vincent pour tester le dessalinisateur. On mouille devant la plage et on commence l’essai. Pas pour longtemps, très vite le circuit disjoncte. Pas étonnant, on découvre qu’il a été monté sur un circuit 10 ampères alors qu’il en consomme 12 à 13 au démarrage. De plus il n’y a aucun réservoir tampon comme recommandé par Katadyn.
Nouveau rendez-vous avec Alubat au port…mais.. le moteur ne redémarre pas.

On plonge dans les circuits électriques… rien. On appelle le concessionnaire Volvo… Pas de solution. Alors on appelle le port pour demander une remorque. Si je reste calme à l’extérieur, à l’intérieur je commence vraiment à bouillir. Et bonjour le ridicule pour Alubat! Le temps de refermer le moteur, et Vincent par acquis de conscience appuie sur le démarreur… et ça part ! Coup de fil au port pour annuler la remorque et on rentre au ponton, où le concessionnaire Volvo arrive de suite. Il plonge dans le moteur et en ressort vite l’air honteux : « On oublié un pièce ! ». Une diode dans le circuit électronique du montage bipolaire. Résultat le moteur refusait de partir chaud, mais pas à froid, à cause du capteur de préchauffage. C’est un peu compliqué, mais au moins rassurant : la panne clairement identifiée n’est pas grave. C’est donc le moment de se pencher sur le montage du dessalinisateur.
Longue conversation avec Bernard Roucher pour finalement tomber d’accord sur la création d’un réservoir tampon et la modification du circuit électrique. Mais on est vendredi-saint, il faudra donc attendre mardi.

jeudi
05
avril - 2007

Un chauffage à rebours du bon sens

Nouveau réveil frisquet et toujours un chauffage rachitique. Si l’air sort bouillant à la salle de bain, dans le carré c’est juste chaud et dans la cabine avant à peine tiède. Je démonte la couchette arrière et découvre que la tuyauterie d’air chaud fait un parcours invraisemblable. Depuis le chauffage monté dans la soute tribord, la gaine repart en arrière, fait le tour du moteur et revient vers l’avant. Au total près de 4m dans les fonds avant d’arriver dans la cabine arrière : ce montage est invraisemblable et il évident qu’ainsi on arrivera à rien. Coup de fil à Bernard Roucher qui envoie tout de suite son chef d’atelier. Jean-Noël est bien obligé de faire le même constat. Malgré le « On a toujours fait comme ça », décision est prise de tout refaire et de passer directement la gaine sur le même bord.
Et là reconnaissons qu’Alubat est réactif. A 14 heures les ouvriers sont là et le lendemain tout est terminé, réinstallé et la menuiserie ajustée impeccablement.

mercredi
04
avril - 2007

En mer, tout baigne

Premier test en mer avec Vincent Morel : vent de nord est 25 nœuds, de quoi se faire une bonne idée.

On est pas déçu. La bateau est vraiment facile… stable et très doux à la barre. Et ça file avec ce vent. 6-7-8 nœuds en permanence. On laisserait filer un peu et on serait déjà à l’Ile de Ré ! Prise de ris, passage du génois à la trinquette, essai du régulateur d’allures, tout fonctionne et on rentre rassurés sur les qualités nautiques de Chamade.

Mais nous n’avons pas testé le tourmentin, livré sans mousquetons, et donc renvoyé en voilerie pour finition

mardi
03
avril - 2007

Un chauffage qui ne chauffe pas

Petit réveil frisquet, c’est le moment d’allumer et de tester ce fameux chauffage. Le démarrage est au quart de tour… ça ronronne… mais à vrai dire, c’est pas franchement stupéfiant… A peine 5 degrés de gagnés au bout d’une heure. On se dit qu’on ne sait sans doute pas vraiment le faire fonctionner.

lundi
02
avril - 2007

Premier manque

Un premier tout d’horizon pour découvrir un câble électrique qui n’arrive nulle part. C’est le montage de l’hydrogénérateur qui n’a pas été terminé et que la partie régulateur est toujours dans sa boîte.
Là on sourit, on se dit que ce n’est pas grave et dès l’après-midi l’équipe d’Alubat a déjà terminé l’installation.

dimanche
01
avril - 2007

LES PREMIERS JOURS DE CHAMADE : Une dépression post-partum

Le bébé est beau : ça c’est une certitude : A peine arrivé aux Sables d’Olonne, le découvrir amarré à son ponton est un grand momenrt d’émotion. Il est là et il est vraiment beau. Même si le ciel nous gratifie d’une pluie froide et abondante. Première nuit à bord, on y est, c’est grandiose et ce n’est pas ces quelques gouttes qui y change quelque chose. Avec mon fils Stéphane et Mirko mon pote, on joue les châtelains, mais très vite au réveil… voilà que ça tourne à Kamelott !

jeudi
22
mars - 2007

Mise à l'eau à distance

Mais comment! Vous n'y êtes pas? Vous n'assistez pas à la mise à l'eau?
Décidemment, comme si 20 années de "parentalité" ne suffisaient pas, nous devrions encore nous sentir coupables avec ce nouveau rejeton métallique!

Et bien non, nous ne sommes pas là pour la mise à l'eau, et je sais que du côté du chantier on en est très content. Les mises à l'eau avec un propriétaire mi-stressé, mi-euphorique sur les reins, ce n'est pas ce qu'ils préfèrent. Et c'est vrai que désormais seule l'efficacité compte. Nous préférons largement que l'équipe d'Alubat fasse les choses calmement et qu'à notre arrivée la semaine prochaine on passe tout de suite aux choses sérieuses: les essais et la mise au point. Vrai aussi qu'un bateau neuf demande une mise au point. Ce n'est pas une voiture qui sort de chaîne, où il ne faut que tourner la clef de contact. Nous sommes là dans l'artisanat. Entre les adaptations demandées et les réglages inévitables il faudra bien quelques jours de travail. Et autant les commencer avec un bateau totalement terminé et gréé. Et puis, il ne faudra pas attendre bien longtemps. Dimanche prochain 1 er avril, nous serons à bord.

jeudi
22
mars - 2007

GRAND JOUR

C'est juste un mail.

Expéditeur: Alubat.com avec le petit symbole "document attaché"

L'excitation monte...

Ce n'est évidement pas comme si.... mais presque... Cette fois-ci ce n'est plus de virtuel, plus du salon d'exposition, plus un projet, mais un bateau... "CHAMADE" pour de vrai... même si pour un semaine encore ce n'est qu'une série de photos