Archive for the ‘ Japon – Russie – Alaska 2017 ’ Category

Un gréement tout neuf !

no comment

Conséquence de son âge (un peu) avancé, Chamade a un nouveau gréement. Pas un fabriquant de câble, pas un gréeur pour garantir qu’un gréement inox de plus de 10 ans soit fiable. Et pas une assurance pour accepter de couvrir les dégâts au cas où…

Coup de chance, le fabricant du mât (Sparcraft) avait encore toutes les données dans ses archives. Car ce n’est pas en Corée où la plaisance est quasi inexistante, qu’on aurait pu trouver de quoi remplacer ce matériel assez spécifique. C’est ainsi qu’à notre retour à Yeosu nous avons trouvé un gros colis de 40 kg, envoyé de France par avion et remplis de beaux câbles et de ridoirs sertis tout rutilants. Il ne restait plus qu’à démâter.

Ce qui fut fait facilement avec l’aide du camion-grue de Sin Heng Sik, le mécano qui opère sur le terre-plein de la marina.

Pas terrible Chamade avec cette gueule de canot moteur !

Ouf, ensuite… quand nous avons pu vérifier que tous les câbles avaient la dimension exacte ! (Merci Martial Troussaut de chez Sparcraft France)

Mais, aie ! Lorsqu’il s’est agit de démonter l’enrouleur pour changer l’étai, malgré le pronostic optimiste de Martial, la plupart des vis de fixation des tubes étaient totalement bloquées. Ni le tournevis frappeur, ni le chauffage de la pièce n’y changèrent quoique ce soit. Seules 3 vis sur les 16  ont accepté de quitter leur écrin.

Mais là encore, coup de chance, notre ami mécano Sin Heng Sik possède une colonne de perçage installée sur sa camionnette ! Et son travail tout en précision permit de sauver encore 9 pas de vis. Finalement, nous n’avons dû repercer et tarauder que 4 nouveaux trous. Excellent !

Aie,aie,aie encorel… et un petit tour à l’hôpital…

En coupant des attaches plastiques sur le mât, j’ai réussi à m’entailler profondément 2 doigts. Résultat : 15 points de suture ! 7 au majeur et 8 à l’annulaire gauches. Pas de doute, le couteau était comme je les aime, à savoir bien aiguisé ! Rien de grave, mais pas très pratique pour travailler efficacement.

Dernière étape : le remâtage. Toute la marina est venue nous donner un coup de main.

Entre un Russe, un Philippin et 3 Coréens l’affaire fut vite entendue.

Il me restait encore à grimper là-haut pour détacher l’élingue.

 

 

 

 

 

Pas de quoi impressionner notre grutier Sin Heng Sik qui fut longtemps dans le top 10 des mondiaux de parapente !

A noter que son frère et sa soeur tiennent à Yeosu l’un des deux ateliers coréens de fabrication de parapentes. Ils ont aussi au sous-sol un beau plancher de voilerie. Nous en avons profité pour refaire toutes les coutures de la capote qui commençaient à montrer leurs 10 années sous les UV. (A noter que le tissu de la capote est, lui, encore en très bon état !) .

Côté météo: grand beau temps, mais avec un vent de NW glacial. 0° le matin, 6° à 8° l’après-midi. Cela devrait se calmer et se réchauffer ce week-end.

Désormais Chamade est fin prêt. On attend plus que la remise à l’eau reportée à demain vendredi. Il souffle à plus de 25 nœuds ces jours, ce qui rend la manœuvre délicate avec le petit travelift disponible ici.

 

 

Séoul, le retour.

no comment

(Par Sylvie)

C’est comme si nous n’étions jamais partis. Début décembre, nous avions quitté Séoul débordante de manifestants en colère contre leur Présidente accusée de corruption et d’abus de biens sociaux. Nous l’avons retrouvée telle que nous l’avions laissée, toujours débordante de manifestants. Sauf que cette fois, les anti et les pro Park Geun Hy se partageaient la rue, soigneusement séparés par un ingénieux cordon de cars de police.

Nous ne sommes pas allés voir, mais nous supposons qu’en deux mois et demi, la ville non plus n’a pas changé. La voici telle que nous l’ avons découverte. Une mégalopole,qui s’étend à perte de vue au pied des montagnes. (10 millions d’habitants à Séoul de plus de 25 millions dans l’aire métropilitaine)

Une architecture qui se veut avant-gardiste

et un mobilier urbain surprenant J’ai surtout bien aimé les hug trees. Une touche de tendresse au milieu du béton.

Un métro ultra moderne d’où on émerge pour plonger dans les marchés bondés où les grandes marques cotoient les petits marchands de rue.

A Séoul, malgré tous les efforts consentis, le modernisme l’emporte sur la tradition, devenue folklore touristique.

Il faut dire que Séoul et ses anciens palais ont été rasés à plusieurs reprises. Pendant l’occupation, les Japonais se sont attaqués à tous les symboles monarchiques et la guerre de Corée a fait le reste. Deux fois tombée entre les mains des troupes sino-coréennes du nord, la capitale a été totalement anéantie. Elle renaîtra de ses cendres, sur le modèle des Etats-Unis qui l’ont sauvée. En soixante ans, la Corée du sud est parvenue à se hisser jusqu’au top ten des économies mondiales. Mais pas de doute que sur le chemin de son histoire, elle y a sans doute perdu beaucoup de son âme.

 

 

 

 

Marins à l’encre: notre projet 2017 en Alaska

no comment

Cet été, Chamade retrouvera l’Alaska

L’Alaska, territoire de rêves, de fantasmes, source intarissable d’inspiration.  Là-bas, à chaque moment, à chaque rencontre, on imagine le début d’une histoire !

« Marins à l’encre » en Alaska:

L’occasion de faire une nouvelle fois de Chamade, un lieu de création.

En 2012 Chamade embarquait Daniel Rohrbasser, le sculpteur.  Cette fois-ci ce sont des auteurs, des « raconteurs d’histoires », pour partager un autre regard, d’autres sensations, d’autres aventures où le réel s’entremêle avec la fiction.

Avec, en ligne de mire, un livre. Un recueil de nouvelles, d’histoires, toutes inspirées par l’Alaska et cette aventure à la voile.

Si deux auteur(e)s, Diane Peylin et Pierre Crevoisier viendront y écrire des nouvelles littéraires, le bédéiste Matthieu Berthod dessinera ses nouvelles en BD (juste une autre forme d’écriture).

Le résultat sera à découvrir au printemps 2018!

Mais vous pouvez mieux connaître  le projet et nos auteurs en cliquant ici : Chamade Projet 2017 C


Russie: premier projet pour Chamade en 2017

no comment

Vladivostok, Sakhaline, Kouriles, Kamchatka: le grand orient russe

De notre promontoire coréen, difficile de ne pas lorgner vers la Russie et ses territoires toujours loin des sentiers battus.

Et cela d’autant plus que les amis russes rencontrés à Busan ou Yeosu nous ont tous encouragés à venir découvrir leur Russie d’extrême-orient.

Restait juste à à imaginer un itinéraire

Un projet que nous réaliserons avec nos amis suisses Jean-Claude et Marlène, dont le voilier « ANTHEA » hiverne actuellement à Sapporo. Ils ont déjà visité Vladivostok l’été dernier (premier voilier étranger dans la Marina Seven Feet de Vladivostok). Nous nous retrouverons début juin à Korsakov pour remonter ensemble les Kouriles et le Kamchatka.

Il faut bien sûr obtenir les visas et autorisations nécessaires. Comme le dit notre ami Youri, « être les pionniers n’est pas chose aisée! » Mais les choses sont à bout touchant. Spaciba!

Et encore:

Catégories

Translator

Archives