Archive for the ‘ Polynésie – Japon 2014-15 ’ Category

Bruno, le Robinson de Fanning (le film)

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En décembre 2014, Chamade faisait escale à Fanning.
Dans cette atoll, sans doute le plus isolé que nous ayons visité, nous avions rencontré Bruno, un Français arrivé sur l’île il y a trente ans et qui s’y est installé avec sa femme Tapeta. Nous avions partagé des moments exceptionnels d’amitiés avec cet homme plein de philosophie et de sagesse. Nous avions alors souhaiter en témoigner au travers d’un film. En voici le résultat.

Voir aussi l’article du blog: « Le choix radical de Bruno »

Chamade au Japon

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Finalement nous sommes arrivés ce mardi matin à Naha (Okinawa) après une dernière nuit passée à la cape au large.

Nous avons pu réaliser les formalités rapidement (moins d’une heure, ce qui est vraiment peu au Japon) après avoir eu quelques épisodes burlesques avec les gardes-côte à notre arrivée. On vous donnera les détails sous peu.

Mais pour l’heure on savoure le plaisir d’en avoir fini avec la traversée presque sans fin du Pacifique. 12’900 milles en une année, cela fait quand même beaucoup.

Et surtout content d’en finir (au moins provisoirement) avec Typhoon Alley. Pas mécontents d’avoir pu bénéficier de cette fenêtre ciincée entre Bavi et Maysak dont on vient d’apprendre les dégâts qu’il a provoqué à Chuuk. Mais nos premiers contacts avec les Japonais sont excellents et augurent d’un séjour passionnant dans ce monde si différent du nôtre.

A suivre

Giallino, le retour!

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(Par Sylvie)

Incroyable ! Figurez-vous que Giallino est de retour.

Vous vous souvenez de Giallino, notre poisson pilote des îles Sous le Vent. Nous l’avions perdu à Raiatea, lorsque nous avons mis Chamade au sec, en octobre dernier. Il n’était plus réapparu depuis sous notre coque. Avant de quitter la Polynésie française, nous avions lancé un avis de recherche sur le blog. Mais sans succès. Nous avions fini par nous faire à l’idée que Giallino était allé vivre sa vie de carangue dorée dans un lagon ou qu’il s’était fait manger par un requin ou autre gros poisson vorace.Bref nous avions fait notre deuil de Giallino. De toute manière il ne nous aurait pas suivi jusqu’au Japon.

Eh bien… non !

Le temps de devenir papa et le voilà, à nouveau sous le ventre de Chamade, en famille. Nous l’avons aperçu alors que nous faisions trempette à 40 mille des côtes d’Okinawa. Il a beau se balader avec sa progéniture, moi, je le soupçonne d’infidélité envers la mère de ses enfants. Je suis même persuadée qu’il a fait le voyage jusqu’au Japon par amour. Car enfin, ce n’est pas un hasard, si à 40 mille des côtes d’Osaka un petit oiseau épuisé a fait escale sur Chamade, alors que Giallino était dessous.

Vous connaissez la chanson : « Un petit poisson un petit oiseau s’aimaient d’amour tendre, mais comment s’y prendre… » ? Ils avaient rendez-vous, ces deux-là. Comment ça, ce n’est pas Giallino. Si, si, c’est lui, je vous assure, je l’ai reconnu, avec ses raies noires sur sa peau jaune doré. A moins qu’il n’ait un sosie nippon…

Calme plat au sortir des tropiques

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Plus que 35 milles et nous serons au Japon!

Mais il faudra attendre demain puisque ralentis par des vents contraires hier et un calme total aujourd’hui, nous n’arriverons pas avant l’obscurité. On restera donc à la cape une dernière nuit avant d’affronter les fastidieuses formalités d’entrée au Japon.

Et s’il nous faut faire preuve de patience, cela n’a rien de désagréable.

La mer est d’huile, le soleil chaud (mais pas trop) et on se la coule douce à bord de Chamade qui avance à petite vitesse au moteur.

Nous en avons profité pour prendre un bon bain en pleine mer ce midi. L’occasion d’une belle découverte que Sylvie va vous raconter.

Un échantillon du 7ème continent!

A souligner aussi… nous avons quitté les tropiques, un peu plus d’une année après y être entrés à la pointe sud de la Basse Californie. Okinawa à 26°12′ de latitude nord est situé juste en dessus du tropique. Ce n’est pas encore l’Alaska, mais la nuit les manches longues sont de rigueur: 21°C à bord.

Délicieusement agréable dit l’homme des pôles. Mais cela ne durera pas puisque nous allons vers le très chaud et humide été japonais.

« Typhoon Alley »:Encore!

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Pas de long répit dans « Typhoon alley ». A peine « BAVI » entrée dans la (petite) histoire, que voilà « MAYSAK ».

Mais heureusement nous ne sommes pas concernés, bien trop au nord maintenant pour être sur la trajectoire de cette dépression qui devrait tourner en typhon dès lundi, avec des vents prévus de plus de 100 noeuds.

Cette fois-ci elle devrait passer au sud de Guam et juste au nord de Yap avant d’aller mourir vers les Philippines. Bref, nous sommes bien contents d’avoir profité immédiatement de la fenêtre météo « post Bavi » pour monter vers le Japon.

Mais quatre « dépressions-typhons » depuis le début de l’année, cela fait quand même beaucoup pour une période considérée comme peu active sur « Typhoon Alley ».

De quoi rappeler que dans cette région, les météorologues ont raison de souligner qu’aucun mois n’est considéré comme non-cyclonique. Reste qu’aujourd’hui, grâce aux très bons modèles météo, on arrive quand même à traverser la zone sans prendre trop de risque. Avec un peu de chance aussi!

La route du sommeil

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Que fait un bateau qui avance (vite) avec 25 noeuds de vent et mer de travers?

Il roule, il saute, il secoue…

Que faire dans un bateau qui avance (vite) avec 25…..?

Dormir dans sa bannette.

Et à part ça?

Se coucher dans sa bannette.

Et à part ça?

Un peu de cuisine de voltige.

Et à part ça?

Assurer son quart de veille.

Mais comme nous sommes trois à bord, cela devient royal. 3 heures de quart puis 6 heures de sommeil. Nous ne sommes vraiment pas terrassés par la fatigue.

Voilà qui nous ramène à la formulation de départ: Que faire dans un bateau qui… (En informatique, passion de Philippe notre équipier, cela s’appelle une « subroutine » si je ne m’abuse)

A suivre

Nids de poule sur l’autoroute du Japon

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Position: 19°12N / 137°14,3E

Le vent est monté peu à peu aujourd’hui et la vie à bord est nettement plus agitée. Après 2 jours de navigation sur une mer presque lisse, voilà que les nids de poule deviennent plus nombreux sur la route du Japon.

Il est vrai que ça souffle désormais à près de 25 noeuds,vent de travers. Mais la mer reste régulière sans houle croisée et c’est donc acceptable même si ça commence à mouiller sérieusement.

Avantage: on avance à plus de 6 noeuds de moyenne.

 

La nuit prochaine la moitié de la route sera faite. Bref pour l’heure une traversée plutôt facile.

Espérons que ça dure!

A suivre

Grand beau sur la route du Japon

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Voilà un peu plus de 50 heures que nous avons quitté Guam pour le Japon et déjà 260 milles sont derrière nous.

Nous sommes désormais 3 à bord. Philippe, un voileux rencontré il y a 30 ans au Brésil lors du tour du monde de Chiloé nous a rejoint à Guam. Les quarts sont ainsi de 3 heures de veille pour 6 heures de sommeil: un luxe qui change tout!

Un départ tout en douceur par un petit vent de NNE d’une dizaine de noeuds.

Mer belle, grand ciel bleu, un long bord de près bien agréable, une belle mise ne bouche pour cette traversée de 1200 milles, soit une dizaine de jours. Mais cela ne va pas durer et le vent va monter.

Déjà cet après-midi il atteint les 18 noeuds et nous avons déjà pris le premier ris dans la Grand-voile.

Et les suivants devraient venir peu à peu d’ici mercredi, alors que le vent devrait monter à près de 25 à 28 noeuds.

Cela deviendra assurément moins confortable. Mais comme en principe dès vendredi le vent devrait à nouveau baisser, on ne fera pas le gros dos trop longtemps.

Pour autant que la réalité soit conforme à la prévision!

A suivre

Une famille formidable

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(Par Sylvie)

Deux bonnes semaines passées à Guam, c’est suffisant. Nous avons épuisé toutes les joies du paradis  made in America. J’aurais eu la tentation de dire « circulez, il n’y a rien à voir », si nous n’avions pas rencontré la famille Kim.

C’était le lendemain  de notre arrivée à Guam. Sur notre blog, un message en anglais d’un certain Wanjoo, Alexandre, Kim. Il est Suisse, sa mère a su par un ami de Vancouver, fan de Chamade, que nous passions par Guam. Il voudrait nous rencontrer et nous prie de le contacter. Au téléphone, il nous répond dans un parfait français, où l’on perçoit à peine une pointe d’accent anglo-saxon.

Voilà comment nous avons fait la connaissance de Wanjoo, d’Oi, sa femme thaïlandaise, de leurs deux adorables bambins Tasi et Maya et de Louisette, sa mère. Né d’un père Coréen, Wanjoo est passé par l’école internationale de Genève, avant d’aller étudier le droit à Boston. Il vit et fait du business à Guam depuis plus de trente ans.

Louisette, elle, passe de son île du Pacifique aux montagnes helvétiques où prend ses quartiers quelques mois par année. Entre les deux son cœur balance. Mais elle a ses habitudes à Guam, sa maison avec un grand jardin et, tous les lundis de 19 à 21h, l’émission radiophonique « classic waves » qu’elle mène sur la radio publique. Des vagues de Brahms, de Bruch, de Schumann, qu’elle a fait déferler sur les ondes, spécialement pour nous, avec des messages touchants. Mélomane, Louisette est aussi une cuisinière de talent. Je vous recommande son pain à la banane et ses brownies.

Avec la famille Kim, nous avons passés nos meilleurs moments à Guam. Elle nous a réconciliés avec cette île sans âme.  Au moment de partir, nous avons tout de même un petit pincement au cœur, même si nous savons que ce n’est pas un adieu, mais un au revoir. Car Wanjoo et Oi  souhaitent, pour l’avenir de leurs enfants, venir, si possible, vivre en Suisse. Dans ce cas, pour une fois, nous pourrons retrouver les amis que nous avons coutume de semer à tous vents sur nos routes, mais que nous n’oublions jamais.

P.S : Samedi 21 mars, peu de vent, mais des conditions prometteuses pour les jours à venir. Chamade est fin prêt : Nous quittons Guam pour Okinawa.

Mt LamLam (11’500m): le plus haut sommet du monde!

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N’allez pas croire que nous sommes restés passifs à attendre que Bavi décide de notre destin. Au contraire puisque nous en avons profité pour gravir » le plus haut sommet du monde », le Mont LamLam.
Enfoncé l’Everest avec ses 8848 m: le Mt LamLam, le point culminant de Guam fait 11’500 m de haut!


Et nous l’avons gravi d’une traite, sans défaillir, d’un solide pas de montagnard des Alpes.

Au sommet, la satisfaction évidente des héros du jour: 11’500 m, quand même!

Évidemment, il faut s’entendre sur le point de départ. À savoir le fond de la fosse des Mariannes, point le plus profond du globe, juste au large de Guam.

Guam et la fosse des Mariannes

11’200 de profondeur + 300m d’altitude pour le LamLam = 11’500 m
CQFD: le plus haut sommet du monde!

Et encore:

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