Archive for the ‘ Préparatifs 2011 ’ Category

Petit jour de congé: Escapade aux îles Vestmann

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En voilà qui ont bien tenu la chronique, les îles Vestmann et leurs fameuses irruptions volcanique. Tout d’abord la naissance de l’île de Surtsey sortie de la mer lors d’une éruption de près de 4 ans entre 1963 et 1967. Puis celle de Heimaey en 1973, lorsque cette île de pêcheurs de près de 5000 habitants a vu la laver surgir en pleine nuit en 1973.

400 maisons finirent sous la lave, et le port failli bien être fermé par la coulée.

Mais les Islandais ne paniquèrent pas. Immédiatement la population fut évacuée, puis des équipes de volontaires se relayèrent sur place pour déblayer les toits des tonnes de cendres et finalement refroidir à l’eau de mer la coulée de lave avant que celle-ci ne bouchent définitivement l’accès au port.

Aujourd’hui, 40 ans après, la petite ville reste bien vivante, la pêche y est toujours florissante et l’île possède l’un des golfs les plus étonnants qu’on puisse trouver. Et vu le vent qui souffle par là-bas, réussir son 18 trous y est paraît-il un sacré challenge. Avis aux amateurs.

Premier concert au Harpa

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Ce n’est pas tout d’avoir admiré l’architecture du Harpa. Encore fallait-il pouvoir en tester l’harmonie et l’acoustique de la salle.

Ce qui fut fait grâce à nos amis islandais.

Grâce à notre amie Helga, et ses beaux-parents, nous avons pu obtenir des billets pour le premier concert de l’orchestre philarmonique de Reykjavik dans les murs tout neuf du Harpa.

La 4ème symphonie de Mahler et un double plaisir.

Celui d’abord de découvrir une acoustique remarquable dans une salle de toute beauté, et le plaisir ensuite d’entendre nos amis jouer cette symphonie, puisque le beau-père d’Helga, Hafsteinn Gudmundsson joue du basson au philarmonique et que son fils Gudmundur Hafteinsson y joue de la trompette.

L’occasion d’une photo de famille très musicienne dans les murs tout neufs du Harpa.

Musique de crise

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(Par Sylvie)

En septembre dernier, on l’avait quitté comme ça.

Ce mois de mai, on l’a retrouvé comme ça

 

Extérieurement, le Harpa, le nouveau palais de la musique et des congrès de Reykjavik, n’est pas tout à fait fini mais  il est déjà ouvert au public.  Face au vieux port, il  dresse son imposante structure de verre et d’acier, aux reflets argenté, turquoise ou émeraude, comme ceux des glaciers qui se mirent dans la mer. Ólafur Elíasson, l‘artiste danois – d‘origine islandaise – à qui les Islandais doivent la facade de ce luxueux édifice, s‘inspire beaucoup des paysages et de la nature nordiques. « La façade du Harpa est un travail artistique et  j‘ai hâte de le voir grandir  au coeur de la ville et j‘espère aussi, dans celui  des  habitants. Certains peuvent ne pas l‘aimer. Mais ça me concerne moins. Cela signifie qu‘il est comparable à toute autre oeuvre d‘art ».

Evidemment, on aime ou on n’aime pas. Mais si « the Harp »   fait  tant parler de lui en Islande, ce n’est pas vraiment à cause de son architecture avant-gardiste qui nous en met incontestablement  plein la vue.  Si certains trouvent l’intérieur du palais de verre « sombre et froid » d’autres s’enthousiasment pour ses plafonds miroitants, ses lignes pures et ses verrières en alvéoles teintées avec vue sur la mer. D’autres encore affirment que « grâce au  Harpa,  les  laveurs de vitre n’ont plus à s’inquiéter pour leur avenir ».

Non ce que les Islandais ne digèrent pas bien, c’est ce goût amer de banqueroute, ce parfum  de « bankgsters »  qui émane de leur nouveau temple de la musique. Car si le projet de construire un auditorium datait de plusieurs décennies, il n’a vraiment pris forme qu’au début des années 2000. Au moment du « miracle » économique islandais.

Mécène et ami des arts, le financier islandais, Björgólfur Guðmundsson,  patron multimillionnaire de la Landsbanki, avait décidé d’investir dans ce projet. Dans la foulée, il comptait de « rénover » à côté du Harpa, tout  la zone portuaire de Rejkjavik, pour bâtir, à la place des petites maisons d’habitation et des commerces de la Langavogur (la rue centrale), un quartier d’affaire futuriste et une université de l’art .

Mais voilà qu’en 2008 la Landsbanki fait faillite, entrainant dans sa chute, l’Islande, Björgólfur Guðmundsson et le Harpa, qui n’était  pas encore sorti de terre. Impossible de laisser en l’état ce grand trou, au milieu d’une Reykjavik déprimée et au bord de la crise de nerf. Après moult discussion l’Etat et la ville décident de poursuivre le chantier. Devisé à 12,5 milliards de couronnes islandaises, « the Harp » coûtera en définitive 27 milliards (environ 130 millions d’Euros) au contribuable, prié par ailleurs, d’accepter les coupes sombres dans les systèmes éducatif et de santé.  Glup !  «  Le pire, s’indigne notre ami  Birgir, c’est que cette construction n’a  profité en rien à l’économie locale : ce sont les Chinois ont fourni les matériaux et en ont assuré le montage et les Polonais ont travaillé sur le chantier ».

A l’exception de quelques musiciens de l’orchestre symphonique  islandais qui applaudissent des deux mains, le spectateur citoyen reste aussi  sceptique face à la démesure du Harpa : 1800 places pour quelque 200 mille habitants de la capitale et de ses environs : les habitants des régions périphériques rechignent à payer un ouvrage qu’ils ne fréquenteront jamais. Quant aux citadins, ils s’interrogent : comment va-t-on faire tourner ce mastodonte?  Y aura-t-il assez de concerts, de spectacles, d’expositions et surtout assez d’usagers pour couvrir les frais de fonctionnement ?  Mais sous leurs dénégations pointe toujours un brin de (légitime) fierté.

Mine de rien, on  vous fera remarquer que, l’acoustique de l’auditorium est extraordinaire, que  « the Harp» a déjà remporté un prix international d’architecture.  Que sous la baguette magique de Vladimir Ashkenazy,(Islandais d’adoption),  son concert inaugural a fait salle comble et qu’il en va de même pour tous les événements programmés en 2011 (classique rock ou musique traditionnelle islandaise)  qui sont « fully booked ».  Quoi de mieux que la musique pour mettre du baume au cœur ?

Bain de minuit pour Chamade

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Une semaine maintenant qu’on attend une fenêtre favorable pour la mise à l’eau de Chamade.

Il faut à la fois du calme et la marée haute.

Ce mercredi rendez-vous est pris avec la grue pour le milieu de la matinée. Mais le vent est encore trop fort, entre quinze et vingt nœuds, pour effectuer la manœuvre sans risque.

C’est qu’en l’absence de quai, il faut pouvoir larguer les sangles de levage et remettre en route le moteur, sans dériver dans les enrochements du port.

Un regard sur les prévisions météo montre que le vent devrait tomber en cours de soirée alors que la marée haute est juste après minuit.

La fenêtre idéale à ne pas manquer. Et comme dans ce pays ils sont habitués à s’adapter à la météo, un coup de fil à l’entreprise de camion-grue suffit pour déplacer le rendez-vous pour 22h30. Il faudra payer 20% de plus, le prix d’un travail en pleine « nuit », le prix aussi de la tranquillité.

Et c’est donc dans la lumière rose de minuit que Chamade retrouve son élément.

Chamade se prépare pour le passage du Nord-Ouest

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Quelques images valent mieux qu’un grand discours:

Et naviguer dans l’Arctique ne se fait pas sans quelques précautions:

L’ombre d’un nuage sur Reykjavik

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Décidemment en Islande tout est affaire de volcan.

Mais alors que nous étions enfin capable de prononcer le nom du fameux « Eyafjallajökull », Vulcain a décidé de changer de bouche…

2011 sera donc l’éruption du « Grimsvötn ». Plus facile tout de même à prononcer.

En ce dimanche soir tout semble repartir « comme en 14 ». L’espace aérien est fermé, nos amis de la Plagne (René, Claude, Eric et Frédéric), venu faire une semaine de ski de randonnée dans le nord de l’île, sont bloqués à Reykjavik. Et dans le ciel, la masse noire du nuage de cendres commence à recouvrir la ville.

Mais finalement, malgré un départ tonitruant, tout va très vite se dégonfler : Dès mardi l’aéroport est ré-ouvert, nos amis regagnent la France et Sylvie qui s’était déjà faite à l’idée de rester quelques jours de  plus se prépare aussi à repartir.

Reste juste encore à mettre le bateau à l’eau, ce qui est toujours impossible par ce vent du nord qui continue de souffler, glacial, sur l’Ymir Sailing Club. Un vrai temps d’hiver qui désole les Islandais qui s’étaient déjà habitué aux premières douceurs (toutes relatives) survenues la semaine dernière.

La banquise et sa manoeuvre de contournement

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Nous voici au 10 mai, juste un mois avant la date prévue pour le départ d’Islande.

 

Toujours un oeil sur les cartes de glaces et sur la manoeuvre de contournement du Cap Farewell entreprise par la banquise.

L’effet du courant froid de nord-est qui longe la côte est du Groenland est bien visible.

La baie de Disco par contre commence à se libérer.

Chamade et Searout’ s’associent sur le Nord-Ouest

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La  météo arctique se caractérise souvent par son côté aléatoire et instable. Nous en avons quelques souvenirs éclairants aussi bien en Norvège, au Spitsberg qu’en Russie.

Bien sûr, nous disposons à bord des fichiers Grib que nous récupérons grâce à notre téléphone satellite. Mais vu le faible débit des liaisons par Iridium, il est difficile de télécharger des informations à plus de trois jours. Et encore, avec un pas de 6 heures, voire de 12 heures. On est donc un peu aveugle dans cet environnement arctique.

Ainsi pour cette expédition, il nous a semblé important de mettre toutes les chances de notre côté, et de bénéficier des services d’un routeur météo pour nous aider à décrypter la météo polaire. Il sera « nos yeux » en quelque sorte, nous permettant ainsi de bénéficier de données beaucoup plus complètes. Et un regard extérieur (mais connaisseur) peut aussi nous permettre de faire de meilleurs choix. C’est tout le pari. C’est pour nous une première et nous nous réjouissons de cette collaboration avec Michel de Searout’. Un coup d’oeil sur son site ici!

Et si le printemps ne revenait pas?

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Soleil généreux et douceur incomparable… L’été semble déjà s’installer sur l’Europe méridionale.

Rien de tel encore dans le Grand Nord. Un coup d’oeil sur les températures qui règnent dans la région du Nunavut ont encore de quoi vous faire froid dans  le dos (au sens premier de l’expression): -24° à Resolute, -27° à Cambridge Bay. Le dégel n’est pas encore à l’ordre du jour en cette fin avril.

Et le grand anticyclone responsable de la douceur chez nous a repoussé bien au nord les dépressions. Résultat, temps de « cochon » sur l’Islande, et des vents dont les rafales ont atteint les 80 noeuds sur Reykjavik le dimanche précédant Pâques.

On continue d’observer les cartes de glaces. Toujours rien sur la côte sud-ouest du Groenland, même si les icebergs y sont nombreux. Intéressant aussi de voir la trace du courant froid descendant la côte est du Groenland, qui prolonge la banquise jusqu’à près de 60 milles au sud du Cap Farewell.

L’avance de la banquise

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 Après un début d’hiver particulièrement doux, le froid règne désormais sur le Groenland. C’est d’ailleurs le mois de mars qui est statistiquement le plus froid.

Pour nous bien sûr, c’est l’état de la banquise qui compte. Et la glace, peu présente en janvier-février, commence maintenant à gagner vers le sud et notamment le Cap Farewell, la pointe sud du Groenland.

A titre de comparaison, voici 2 cartes de glace datant l’une de début février, et l’autre de mi-mars

 

On peut voir nettement la progression en baie de Baffin, avec la banquise qui peu à peu entoure l’île de Disco sur la côte Ouest du Groenland. Sur la côte Est la banquise progresse également, sous l’impulsion du courant froid qui descend le long de la côte. Mais il est à noter que le Cap Farewell n’est toujours pas pris par les glaces ce qui est exceptionel.

 

Et encore:

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