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jeudi
19
octobre - 2006

CHAMADE sera un OVNI 365

Et nous voilà plus de 20 ans après Chiloé devant les portes d’Alubat et Bernard Roucher nous dévoilant en primeur les premières esquisses d’un nouveau modèle signé Marc Lombard, l’Ovni 365. Marc Lombard l’architecte du RM1050 soit dit en passant… Restait à fixer les principales options en relation avec le programme :
-Isolation renforcée
-Doublement du volume du réservoir de gazole (360 litres au lieu de 180)
-chauffage
-passe-coque soudés en non pas en plastique
-Boîtes dorades fixes
-Capot d’aération supplémentaire
-gréement de cotre avec trinquette sur enrouleur et fausse-bastaques
-pilote in-board et régulateur d’allure
-Eolienne et hydrogénérateur
-Dessalinisateur

20 ans après c’est reparti pour un dériveur en alu, reparti pour un Ovni. Ce n’est pas le bateau parfait, pas le roof panoramique du RM mais un excellent bateau, un vrai compromis fiable et surtout abordable. Inch’allah…

jeudi
19
octobre - 2006

Retour aux premières amours :

Récapitulons : Une taille raisonnable, tirant d’eau réduit, facile en équipage réduit, capable de taquiner du glaçon, on en revenait finalement à ce qui devait être bien enfoui dans le subconscient : Un dériveur intégral en alu entre 10 et 12 mètres. Avec un budget raisonnable. Le dernier point est vite sélectif et au bout du compte ne restait que les OVNI ou les ALLURES. Le 4x4 ou la limousine. La chaussure de trek ou le mocassin pur cuir. Avec un net avantage question prix pour l’Ovni. Voilà qui tombe bien puisque ni St Trop ni le Palais Garnier ne sont au programme.

jeudi
19
octobre - 2006

La glace en image

Les aléas des spameurs et autres pollueurs de blog ayant bloqué et bogué les photos des glaces du Spitsberg, les voici donc "à part" Et désormais les commentaires et trackbacks seront fermés la plupart du temps!

jeudi
19
octobre - 2006

La glace en image

Les aléas des spameurs et autres pollueurs de blog ayant bogué les photos des glaces du Spitsberg, les voici donc "à part"

Glaces dérivantes au Spitsberg

P.S. Note de septembre 2008
A noter que la question des glaces dérivantes n'est pas anecdotique. En juin 2008, 4 voiliers ont été pris par les glaces dérivantes près du Sörkapp, la pointe sud du Spitsberg, faute d'avoir donné un tour suffisant. L'un d'eux a été sorti par un chalutier russe joint par VHF et venu lui ouvrir le chemin. Les 3 autres ont dû leur salut au patrouilleur des Gardes-côtes norvégiens.

jeudi
19
octobre - 2006

Quand glace et biquille ne font pas bon ménage :

Au programme : le grand nord et ses glaces. Mes 3 expéditions au Spitsberg m’avaient déjà donné quelques bonnes indications sur les conditions de navigation tout là-haut. Et mes discussions avec Bernard Audrezet de l’ISBJORN ou encore avec Peter Galinelli, le concepteur et skipper de l’IMRAM me l’avaient confirmé : l’un des grands risques au Spitsberg, c’est celui de se faire bloquer par les glaces dérivantes au fond d’un fjord. Non pas de se faire prendre par la banquise, nous y serons en été, mais par ces très nombreuses plaques de banquises flottantes qui se promènent autour de l’archipel. La plupart viennent de la banquise qui règne presque en permanence sur la côte est de l’archipel. Au gré des courants, elles contournent le sud de l’île principale et remontent la côte ouest, poussées par la dernière veine du Gulf Stream. Et les mauvaises années en matière de glace n’ont rien à voir avec la température. Il suffit que le vent change ou que l’influence de quelques dépressions s’en mêle et vous voilà pris un matin au fond d’un fjord coincés par ces plaques dérivantes. Et c’est la totale si vous êtes pris entre deux de ces plaques qui pèsent des tonnes. Là, pas besoin de faire un dessin : les 2 quilles en sandwich, la pression et adieu la belle structure, tout acier qu’elle soit. Exit donc le biquille.


Banquise fragmentée au Spitsberg début juin 2004

jeudi
19
octobre - 2006

Pourquoi pas un RM 1200 ?

C’est vrai ça : il suffisait de prendre plus grand : Mais là aussi un essai en grandeur nature le biffait rapidement de la liste. Bon bateau certes, rapide, agréable à vivre en mer, mais trop exigeant. Une barre lourde, très lourde dès que le voilier accélère, le pilote n’allait pas trop apprécier. Un fardage important, haut sur l’eau, pas facile à manœuvrer à deux dans les ports, et un tirant d’eau d’un mètre quatre-vingt. A l’aise au large mais un peu camion à la manœuvre. Rien à voir avec le RM 1050. Et surtout l’étude plus approfondie du programme allait définitivement nous faire renoncer à l’idée d’un biquille.

RM1200 "Félicie" à Groix

jeudi
19
octobre - 2006

Le RM 1050 tient la corde :

Pour tout dire, pendant longtemps le modèle qui tint la corde, ce fut le RM 1050 de chez Fora Marine. Un biquille nouvelle génération, un plan Lombard, en contre-plaqué / epoxy. Un vrai bateau fait pour naviguer, rapide, facile à manœuvre en équipage réduit et très agréable à vivre avec roof panoramique gage de navigation confortable en climat difficile. Une manière nouvelle aussi de concevoir le biquille. Un essai en location nous avait confirmé ses très belles qualités nautiques. Un voilier pour aller loin et pour se faire plaisir, avec en toute subjectivité une certaine gueule, un certain caractère. Côté solidité, là aussi, un voilier très résistant, et, muni d’une couche de Kevlar en 2ème peau, capable de résister au contact de la glace. Un avis que même mon copain Bertrand Cardis, le constructeur des Class America d’Alinghi partageait.

Mais il eu un « mais »:

Rien de tel que de mettre 2 solides et beaux grands enfants à bord. Avec leur besoin d’espace, de bulle et de rangements pour leurs affaires. Ce qui fut fait lors d’une nouvelle croisière d’essai sous le soleil estival de Bretagne-Sud.

Avec un soir un de ces moments de lucidité qui vous sauvent : Je nous imaginais alors en plein projet ski-voile, par un soir de neige humide au fond d’un fjord de Norvège. Les skis dans le cockpit, les chaussures de ski dans l’entrée de la soute, les pantalons à sécher…. Et le reste…. Et l’espace…. En un flash, le RM 1050 avait vécu.


RM 1050 "Loan"

jeudi
19
octobre - 2006

Le choix d’un OVNI :

Aussi étonnant que cela puisse penser, le choix d’un OVNI de chez Alubat n’avait rien d’évident. Même si le premier tour du monde sur CHILOE, un Ovni 28 déjà, ne nous avait pas laissé de mauvais souvenirs. Tout le contraire même, puisque 5 ans durant nous n’avions fait que nous féliciter d’avoir choisi un dériveur intégral. Mais à nouveau programme, nouvelle réflexion :