


Dolce vita à Arkhangelsk
Par Marc à 19:54 :: Vidéos
Arkhangelsk, comme cette semaine, par 27° et grand soleil....
Nous on aime....
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![]() ![]() ![]() Dolce vita à ArkhangelskPar Marc à 19:54 :: Vidéos
Si vous n'avez pas encore compris.....
Arkhangelsk, comme cette semaine, par 27° et grand soleil.... Nous on aime.... La démonstration en image html////// ![]() ![]() ![]() Arkhangelsk: Oudivitilna krasivi gorat (une ville incroyablement belle)Par Marc à 19:05 :: 2009 Russie Solovetsky Belomorsk (Par Sylvie) « Oudivitilna », comme on dirait ici. Incroyable ! Depuis trois jours il fait beau et chaud – oui j’ai bien dit chaud, jusqu’à 30° - à Arkhangeslsk qui nous avait pourtant réservé un accueil plus glacial planquée au fond d’un estuaire de la Severna Dvina que nous avons mis cinq heures à parcourir. Et comme ça, sous le soleil, c’est super agréable d’aller se balader le long de la promenade ou les gens déambulent, une bouteille de bière à la main, au dessus de la grande plage qui borde la rivière, au milieu des vélos, des artistes de rue et de effluves de chachliks que l’on fait griller aux terrasses des cantines. Au bout de la promenade, jalonnée de babouchka-pipi (nous en avons compté cinq sur moins d’un kilomètre) le carrosse de Cendrillon attend minuit ou d’éventuels clients et plus loin, les manèges tournent au Luna Park, paradis des enfants Mais Arkhangelsk, la ville de l’Archange Michel (400'000 habitants) a aussi sa face béton : des grandes avenues bordées de cages à lapins vaguement soviétiques, des giratoires où les herbes folles prolifères curieusement. Et comme il se doit, sur la place – qui en fait est un parc - du même nom, le bon père Lénine, toisé par la tour de 22 étages qui domine toute la ville. L’insignifiance de toute cette architecture est assez bien maquillée sous quelques rangées d’arbres et des sortes de « ramblas » ombragées. Mais la modernité cache parfois une charmante désuétude : celle de vieilles maisons en bois que la Révolution d’octobre a balayé sans ménagement et les restaurants russes, où l’on mange le borsch en dansant langoureusement sur des musiques sirupeuses. Et puis, il y a les mariages, en robe blanche, avec leurs cortèges d’invités felliniens – on a ici une conception assez particulière de l’élégance qui tient surtout à la hauteur du talon pour les femmes - sur leur trente et un. Et leurs cadenas. Autrefois on ouvrait un cadenas dans la maison pour faciliter la venue d’un enfant. Aujourd’hui on forme des guirlandes de cadenas devant l’Eglise. On les ferme avec soin et en jette la clé, en gage d’un amour éternel. La vie à Arkhangelsk semble paisible. Sauf lorsqu’il s’agit de laver son linge sale. Direction la blanchisserie, puisque le salon lavoir est quelque chose d’inconnu en Russie- comme du reste en Norvège -. Et là, nous en avons eu pour une heure de boulot à trois pour coudre sur chaque chaussette, chaque slip, chaque Tshirt, chaque gant de toilette, sur nos 4 kilos de linge, notre matricule 1/M343. Sans compter la liste exhaustive de nos affaires qu’il a fallu établir. Efficacité quand tu nous tiens… d’autant qu’après il faudra jouer les Pénélope. Comme si nous n’avions que ça à faire. Nous beaucoup de temps à faire des mondanités à bord de Chamade qui est devenu en quelques jours l’attraction de la ville. Entre les greffés, les curieux, la presse, les mordus de voile et même les artistes, nous n’avons plus une minute à nous. Mais les habitants d’Arkhangelsk sont si accueillants qu’on leur doit bien ça. ![]() ![]() ![]() Arkhangelsk Yacht ClubPar Marc à 21:43 :: 2009 Russie Solovetsky Belomorsk S'amarrer au Yacht Club D'Arkhangelsk, c'est d'abord rencontrer un sourire.
Petr Petrovich comme tout le monde l'appelle, est le président de ce petit club nautique de 60 membres dont le quai est situé en plein centre d'Arkhangelsk.
Parce que côté navigation, il a déjà beaucoup donné. Ancien capitaine de pêche sur un chalutier pélagique, il a jeté son chalut dans les eaux du monde entier, de la Mer de Barents à l'Antarctique, en pasant par la Mauritanie ou les côtes sud-américaines. Des campagnes de 6 à 7 mois, loin de sa femme et de ses 2 fils, qu'il a rangé désormais au rayon des souvenirs.
Et pour eux la présence d'un yacht étranger c'est une fête. Chacun veut voir, discuter, échanger et commenter cet Ovni 365 qui n'a jamais si bien porter son nom! Mais ne cédez pas aux clichés les plus éculés, ici pas de torrent de vodka, mais juste quelques cafés partagés dans la plus grande amitié.
Et Petr Petrovich ne rêve que d'améliorer le club. D'ici 2010 il prévoit même d'installer des douches. Et pour l'heure, il s'est mis en quatre pour organiser la valse des jerrycans pour la livraison des 150 litres de diesel dont Chamade a besoin pour continuer sa route.
Ses coordonnées: ![]() ![]() ![]() La lettre d'AnnaPar Marc à 20:32 :: Le lien du coeur: Des greffés en Russie C'était il y a un mois. Alors que nous étions encore en Norvège, Olga, étudiante en français d'Arkhangelsk, et future interprète lors de notre séjour, nous faisait parvenir cette lettre d'Anna, une jeune greffé russe.
Il est des lettres qui valent mieux qu'un long discours:
''Bonjour ! Faut-il ajouter que nous nous réjouissions de la rencontrer! ![]() ![]() ![]() De la Mer de Barents à la Mer Blanche: 450 milles exposésPar Marc à 18:12 :: Vidéos
Après le récit, les images...
A déguster au chaud... html////// ![]() ![]() ![]() Mourmansk – Arkhangelsk : « Juste passer sans encombre »Par Marc à 19:02 :: 2009 Russie Mourmansk Arkhangelsk Mourmansk – Arkhangelsk, ça fait près de 450 milles dans les eaux de la Mer de Barents, puis dans Gorlo, le goulet d’entrée de la Mer Blanche. Des eaux à la réputation sulfureuse.
Soleil, vent portant…ça baigne. Mais dès la sortie, avec ce vent chaud de sud qui arrive sur l’Océan Arctique, le brouillard est au rendez-vous. Un brouillard qui nous accompagnera presque sans discontinuer 2 jours durant. Autant dire que le radar est bienvenu. Mais le vent est faible, on appuie donc au moteur.
Jeudi, le fichier Grib récupéré via l’Iridium confirme un net renforcement, et le vent d’ailleurs commence à grimper : 20-25 nœuds, puis 30 et enfin 35 noeuds à l’entrée de la Mer Blanche. Heureusement le courant de marée est avec nous et nous filons à plus de 10 nœuds sur le fond, génois tangonné et 2 ris dans la grand-voile.
L’eau est devenue vert olive, tant elle est chargée d’eau tourbeuse charriée par les fleuves en cette fin de printemps. Tu parles d’une Mer Blanche !
Puis tout s’arrête d’un coup, le baro baisse et le vent rentre de sud, évidemment en plein dans le nez. On remet le moteur pour gagner tout ce qu’on peut d’autant plus que nous avons rendez-vous le lendemain matin à 10 heures avec le pilote (obligatoire), à la bouée d’entrée du chenal d’Arkhangelsk. . La « nuit » (jour permanent) est agitée.
Vendredi 10h15, nous sommes à la bouée, mais notre agent nous indique par téléphone que le pilote ne sera là qu’à 13h30. Il y a un mètre cinquante de creux, impossible d’attendre là, surtout que l’heure est favorable pour la marée. Par VHF j’appelle le « Port control » et leur indique que je ne peux pas stopper et que je fais route dans le chenal. Au bout de 2 heures, alors que nous sommes enfin en eaux calmes, la pilotine arrive. On serre les fesses et la barre…la manoeuvre se fait à vitesse stabilisée à 5 nœuds, la vague d’étrave de la pilotine jailli entre les 2 coques et c’est le pilote qui est trempé à l’embarquement…. Welcome on board ! 3 heures plus tard, nous mouillons devant le club nautique d’Arkhangelsk. Mais oui ! Il y a un club nautique, mais le tirant d’eau est limité et nous attendons la marée haute pour voir arriver le directeur du Club, qui prend la barre de Chamade pour un amarrage parfait, nez au quai, ancre à l’arrière. L’accueil est juste royal, ici la venue d’un voilier étranger est un événement.
Juste un mot tout de même pour les équipiers, Marco notre greffé du foie, et Gaëtan, notre collègue russophone. Ils ont juste été parfaits ! Merci. ![]() ![]() ![]() Touchante, NatachaPar Marc à 22:09 :: 2009 Russie Mourmansk Arkhangelsk (Par sylvie) Elle s’est mise en mille, Natacha, pour nous recevoir. Dans le modeste deux pièce où elle vit avec son mari, mécanicien sur auto, et Tatiana, sa fille de 22 ans, elle a mis les petits plats dans les grands : poisson, œufs durs, salade de foie de morue, salade de calamars, choux rouge cuit et jambon à l’os. Un vrai régal. Natacha est retraitée, mais elle continue à donner des cours d’anglais à la Mourmansk Shipping Cie où elle a travaillé dès son arrivée à Mourmansk. C’était dans les années soixante quand elle a rencontré son mari. Avant elle vivait à l’autre bout de l’Empire russe. En Sibérie, à Novossibirsk où elle est née. Avec un mélange de pudeur et de fierté, butant par timidité sur les mots d’anglais qu’elle prononce avec un fort accent russe, elle nous raconte l’histoire sa famille qui se confond avec celle des la Russie. Les yeux baissés, légèrement embués elle raconte, se lève, va chercher les photos souvenirs et les médailles de son père, héros de « la grande guerre patriotique », entendez la deuxième guerre mondiale. La discussion glisse vers la politique. « Ce que vous ne comprenez pas, en Europe, c’est que nous ne voulons pas du capitalisme. Nous voulons le socialisme ». La ton de Natacha s’est fait plus ferme, mais elle reste très sereine, rejetant sur Staline la faute d’avoir perverti l’idéal de justice et égalité auquel elle croit. Quant à Lénine, elle l’a « beaucoup respecté » dans sa jeunesse, mais avec le recul, elle pense « qu’il aurait mieux fait de rester à l’étranger ». Poutine, lui essaie de faire « quelque chose pour redonner aux Russes leur dignité » ![]() ![]() ![]() Mourmansk peut en cacher une autrePar Marc à 21:39 :: 2009 Russie Mourmansk Arkhangelsk Mourmansk, c’est un peu Janus. La Mourmansk de l’hiver, Mourmansk blanche, plongée dans la nuit polaire… (comme sur cette photo prise en décembre 2007) Et Mourmansk l’été, lumineuse au soleil de minuit.
Mourmansk sale au fond du port, Mourmansk étonnamment propre au centre ville. Mourmansk la décrépie, mais aussi la plus moderne.
Le centre-ville et son architecture néo-classique fait face aux immenses barres d’immeubles tristes si typique de l’époque soviétique. Une ville qui comme tout un pays vit une transition à marche forcée entre le communisme et le capitalisme, transition dure, impitoyable, moins anarchique aujourd’hui qu'il y a quelques années, mais qui laisse tout de même toute une partie de la population sur le bas côté de la route.
Mais tout ça est une autre histoire, pour l’heure les habitants profitent de cette belle journée ensoleillée de mi-juin. C’est si rare par ici. Un dicton local ne dit-il pas que l’été ne dure que 2 semaines. Chic, on en a déjà eu la moitié ! ![]() ![]() ![]() Chamade : « Le lien du cœur » Rencontre à MourmanskPar Marc à 21:06 :: Le lien du coeur: Des greffés en Russie
C’est donc à Mourmansk que nous avions rendez-vous une première rencontre entre greffés suisses et russes, l’un des objectif du projet « Chamade 2009 »
Une rencontre qui a eu lieu à l’hôpital régional de Mourmansk. html////// Une rencontre riche en émotion, durant laquelle nous avons pu percevoir à quel point Gisèle apparaissait comme privilégiée. Elle qui avait pu recevoir un rein nouveau et échapper à la dialyse. Juste un rêve pour ces malades russes. Car ici la greffe est rarissime. Non pas que les médecins n’aient pas la compétence, mais tout simplement parce que la greffe est très rare en Russie. Ici pas de système organisé de don d’organe, de liste d’attente. Ici c’est au malade d’organiser sa greffe, de trouver un institut capable de réaliser cette opération. Et la greffe a mauvaise réputation. Jusqu’en 2003 les médecins pratiquaient souvent des prélèvements dans une totale opacité et ils étaient surnommés « les médecins tueurs ». Mais la nouvelle loi désormais interdit ces pratiques, sans pour autant avoir mis en place un système transparent basé sur le don volontaire et gratuit. « Le système suisse ne pourrait pas fonctionner ici » nous dira spontanément une enseignante rencontrée en ville. ![]() Et meilleure illustration de ce malaise, à Mourmansk il n’y a eu aucun greffé au rendez-vous. « Ils n’étaient pas disponibles, ou en voyage » nous a expliqué, mal à l’aise, la doctoresse Vlasenko. Mais ce n’est que partie remise, à Arkhangelsk nous devrions rencontrer Anna, une greffée du rein qui milite dans l’association « Le droit de vivre ». De quoi échanger de nouvelles expériences entre greffés suisses et russes. Et de continuer d'en parler comme ici, pour Gisèle, sur les télévisions locales. ![]()
![]() ![]() ![]() Mourmansk : Entrée en zone stratégiquePar Marc à 18:13 :: 2009 Russie Mourmansk Arkhangelsk En approchant de Murmansk, il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte de l’importance stratégique de la zone.
Puis au détour du fjord apparaît enfin Mourmansk et son port qui s’étire sur des kilomètres.
C’est d’abord le quai des brise-glace nucléaires, puis un porte-avion, le port marchand, le port charbonniers avec ses grues et ses pyramides noirâtres et enfin le port de pêche.
Par radio l’autorité portuaire nous guide vers le seul ponton flottant, celui des remorqueurs, au fond d’une darse où nous pouvons tant bien que mal nous amarrer sur son extrémité. Pas terrible, mais finalement le seul à peu près convenable pour un voilier. Ailleurs rien si ce n’est d’immenses quais pour cargo.
Et rien n’est simple. Rien n’est prévu pour un voilier. Ni l’amarrage, ni les multiples formulaires destinés aux cargos, où il est question de chargement, de dimension de la passerelle ou de la puissance des propulseurs d’étrave. D’ailleurs le dernier « yacht », nous disent-ils de mémoire, ils l’ont vu il y a plus d’un an.
Mais tout est bien qui finit bien, et dès les formalités terminées, c'est au tour des télévisions locales de défiler pour couvrir l’événement : un voilier avec des greffés suisses à bord. Pourquoi faire, pourquoi ici ? Les interviews se succèdent sous l’œil du cerbère de la sécurité, chargé d’empêcher toute prise de vue générale du port. Et ce dernier, très vite nous demandera de cesser de prendre des photos. ![]() ![]() ![]() Kirkenes-Mourmansk : Une traversée sous haute surveillancePar Marc à 18:05 :: 2009 Russie Mourmansk Arkhangelsk Disons-le tout de suite, la Russie a décidé de nous gâter, au moins pour notre arrivée.
Avec notre nouvel équipage (Gisèle Ceppi et Gaëtan Vannay) nous sommes même un peu trop gâtés même puisque le vent est presque nul. Mais au moins nous ne l’avons pas dans le nez. La prise de ris ne menace pas et c’est au moteur que nous ferons toute l’étape.
Cela dit, n’entre pas qui veut en Russie, et surtout pas n’importe comment. Outre la fameuse autorisation du Gouvernement de la Fédération de Russie, il nous a fallu désigner un agent maritime chargé de nous représenter à terre. Et c’est lui qui doit communiquer aux gardes-côtes russe notre ETA (heure estimée d’arrivée) dans les eaux territoriales. Il doit même le faire 24h, 12h et 2 h avant le franchissement de la ligne des eaux territoriales. Franchissement qui doit se faire à un point précis (69°52’N et 33°32’E)
8h02, avec une précision toute helvétique, nous franchissons la ligne. Il est temps d’hisser les couleurs : le drapeau russe et le pavillon Q, le pavillon jaune demandant la « libre pratique », qu’on laissera hissé jusqu’à l’accomplissement des formalités d’immigration et de douane.
Et 3 heures plus tard, à l’entrée du long fjord conduisant à Murmansk, les gardes-côtes viennent reconnaître le voilier, avant de nous faire des grands signes de bienvenue.
![]() ![]() ![]() Kirkenes : Dernière station avant la RussiePar Marc à 08:45 :: 2009 Tromsö Cap Nord Kirkenes Un poteau frontière jaune côté norvégien, un poteau vert et rouge avec un mirador au loin, cette fois ci plus moyen d’en douter, la Russie, c’est juste à côté.
Nous sommes à Kirkenes, petite ville de 3000 habitants tout au bout du Finamark, tout au bout de la Norvège.
Une ville presque sauvée par la fin de la guerre froide, puisqu’elle a permis à la ville de redémarrer après la fermeture de sa grande mine de fer en 1996, une vraie catastrophe économique locale.
Mais grâce à l’ouverture de la frontière, la ville vit de ses échanges avec Mourmansk sa voisine (Plus de 200'000 personnes passent la frontière chaque année, un bus quotidien) et surtout à Kirkenes, on répare désormais d’innombrables chalutiers russes. Ceux-ci, qui pêchent la plupart du temps en eaux internationales, abondamment équipés de matériel occidental, ne rentrent plus en Russie pour leur entretien, avant tout pour éviter les taxes douanières. Résultat : les quais de la villes sont encombrés d’une flotte quasiment exclusivement russe, le seul bateau norvégien restant celui de l’Hurtigruten qui fait escale chaque jour à midi, avant de repartir direction Bergen.
Une ville sans charme, mais dont la population est particulièrement accueillante.
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