Cette fois-ci c’est bien terminé, nous sommes à Turku, lieu d’hivernage pour Chamade.
C’est ici que nous avions rendez-vous avec Patrik Lundström, le nouvel agent Alubat pour la Finlande. ( www.marisail.fi )
Avec ses compères Timo Yli-Heikkila et Petteri Vairio, ils ont crée une société (Marisail) qui s’occupe de locations de voiliers mais aussi de représenter Alubat et Alliaura Marine en Finlande.
Le temps de deux sorties d’essai pour les magazines de voile finlandais « Vene » et « Venemestari », et Chamade a gagné son havre pour l’hiver.
Et c’est donc dans la marina de Satavan Venepalvelu dirigée par Timo que Chamade a été tiré au sec par un ingénieux système de chariot hydraulique, beaucoup plus rapide à mettre en place qu’un travel-lift habituel. (Ils possèdent toutefois aussi un travel-lift pour bateau jusqu’à 100 pieds !).
Intéressant de constater que l’antifouling (Trilux 33 pro blanc) est propre, malgré le fait qu’il date de début 2008. Manifestement les eaux très froides sont peu salissantes et le passage en eau douce a encore facilité les choses.
La marina est très grande, et comme en hiver tous les bateaux sont sortis de l’eau (rappelons que la Baltique gèle à cet endroit durant l’hiver), la zone de terre-plein et de hangars est immense. Une grande partie des bateaux, surtout les gros yacht à moteur, passent l’hiver dans ces immenses hangars, où les équipes de Timo assurent leur maintenance.
Chamade est donc entre de bonnes mains, il peut entrer en hibernation, et nous, réaliser notre migration annuelle. Le vol pour la Suisse est prévu le dimanche 20 et la reprise du boulot le lundi 21 !
A noter que j’ai enfin eu le temps d’aller voir ce qui avait grillé dans l’éolienne durant la fameuse tempête d’avril en Norvège (vent de 135 km/h).
La réponse est simple : tout ! L’intérieur n’est plus qu’une masse noirâtre. Il faudra donc changer tout le boîtier qui contient l’alternateur.
Rappelons que les instructions du fabriquant mentionne clairement qu’il faut arrêter l’éolienne si les vents dépassent les 40 nœuds. On comprend bien pourquoi ! reste qu’en pleine tempête on commence par penser à autre chose.
L’aventure 2009 est à son terme, c’est donc le moment de vous proposer un petit bilan de ce périple des trois mers.
D’abord pour dire le plaisir que nous avons eu à découvrir cette partie très sauvage et isolée de la Russie.
Nous y avons rencontré des gens remarquables, ouverts et chaleureux. La présence à bord de notre interprète a considérablement facilité les choses. C’est même une aide indispensable, les anglophones sont rares.
Partout l’accueil fut chaleureux. Partout, tout fut fait pour nous aider et les petits yacht-clubs locaux nous ont réservé un accueil de roi. Pas de problème de sécurité, ni avec le bateau, ni à terre.
Côté autorités, pour la partie maritime, pas de problème. C’est long, très formel mais cordial.
Côté voies navigables intérieures c’est beaucoup plus difficile : Pilote obligatoire à bord (à nourrir et à loger) mais peu au fait des spécificités d’un voilier. Et beaucoup de blocages et d’obstruction de la part de l’autorité du Volgo-Baltisky Kanal, qui manifestement ne souhaite pas le passage de voilier étranger. Ce fut par moment pénible et énervant mais cela n’a pas réussi à gâcher notre plaisir durant cette traversée inoubliable.
(Voir le chapitre FORMALITES ci-dessous)
Côté paysage, c’est juste magnifique entre la toundra du Grand nord, la taïga, les forêts et les lacs de Carélie.
Côté histoire et culture: les sites des Solvetsky et de Kiji sont exceptionnellement riches.
NAVIGATION :
Mer de Barents :
Fidèle à sa réputation, difficile, froide (4° en juin) et capricieuse. Beaucoup de temps gris, de brouillard, mais aussi du soleil.
Le temps change vite et une fois le cap Nord passé, les dépressions se succèdent régulièrement. Nous avons eu soit du tout petit temps, soit 25 à 35 nœuds établis.
Les prévisions météos sont fiables mais à court terme seulement. (48 heures maxi, après c’est juste une vague tendance). Les fichiers Grib du modèle GFS sont bons. Nous les prenions soit par internet sur U-grib ( portable GSM en modem pour la Norvège, Modem clef USB 3G c/o Megafon en Russie), soit par e-mail via Iridium dans les zones non couvertes.
Mer Blanche :
Mer intérieure encore plus capricieuse. Ressemble un peu à la Méditerranée, avec ses longs calmes, mais aussi ses coups de vents soudains. Fichiers Grib GFS bons à 48 heures. Le navtex d’Arkhangelsk ne donne qu’un bulletin très restreint.
Lacs russes :
Immenses, doivent être considérés comme des petites mers. Vagues de 3m en cas de coup de vent. Mais météo assez stable et vents faibles à modérés en juillet et début août. Les gribs GFS toujours bons à 48 heures.
Mer Baltique :
Territoire plus connu. Vents d’ouest dominant en août-septembre, mais navigation en eaux protégées la plupart du temps sur la côte de Finlande. Très bonne couverture météo.
Au final, une navigation exposée en mer de Barents, plus facile ensuite, que nous aurons effectuée au 3/5ème au moteur (calme, canaux et lacs intérieurs). Beaucoup de moteur, 400 heures au total cette année.
Cartes et balisage :
Nous avons utilisé cette année Maxsea avec les cartes C-Map, seules à couvrir le nord-ouest de la Russie et les lacs intérieurs.
C-Map Wide : - Russian Federation North West et - Russian Lakes
C-Map Megawide: -North and Baltic Seas
En format c-card avec un lecteur externe associé. Fonctionne bien même si plus lentement qu’avec les cartes raster sur disque dur interne.
Très précises et fiables. Le balisage est complet en mer de Barents. En mer Blanche, plusieurs bouées indiquées sur les cartes n’étaient pas en places. Mais l’essentiel y est. Sur les lacs, le balisage correspond aux cartes. En Baltique tout est au top.
LA RUSSIE AU QUOTIDIEN :
-Avitaillement :
Aucun problème dans les grandes villes (Mourmansk, Arkhangelsk, Petrozavodsk). On y trouve des supermarchés gigantesques où l’on trouve tout (et même plus!)
Dans les petites villes et villages, c’est plus limité :
Choux, patates, carottes sont toujours disponibles. Pour les salades on trouve presque toujours du chou chinois. Tomates et courgettes sont parfois disponibles.
Viandes et volailles sont toujours congelés. Volaille partout. Le boeuf est en bloc de 1ère, 2ème ou 3ème catégorie. Tout juste valable pour faire du ragoût. Le porc en énormes tranches ou en côtelettes est de bonne qualité.
-Eau :
Partout on déconseille de boire l’eau du robinet sans la faire bouillir. Sur Chamade on utilisait l’eau des réservoirs pour les boissons chaudes et de l’eau minérale pour la boisson.
A noter qu’il est souvent difficile de faire de l’eau. Pas de robinet accessible sur les quais. Il faut utiliser des bidons (Arkhangelsk et Solovetsky). A Mourmansk et Petrozavodsk nous avons dû faire livrer des bonbonnes d’eau minérale (30cts le litre, ça met le plein à 100frs (65€) !) Sur le lac Onega, très propre et peu peuplé, nous avons fait le plein au milieu. Considérée comme potable par les autochtones, nous l’avons fait bouillir tout de même pour la boire.
Diesel :
En jerrycan à Mourmansk et Arkhangelsk. Par camion à Petrozavodsk. A la pompe à St Pétersbourg. Bon marché : 60ct le litre (40ct d’euro) et partout d’excellente qualité.
FORMALITES :
Rappelons que la navigation sur les eaux intérieures de la Russie est interdite aux navires étrangers. (Loi renouvelée et renforcée en 2005). Nous avons obtenu une autorisation exceptionnelle sous la forme d’un décret gouvernemental signé par le Premier Ministre Vladimir Poutine, et cela au terme de 14 mois de démarches. Grâce aussi à notre réseau mais aussi au projet humanitaire particulier de Chamade (promotion du don d’organe). Au vu des expériences faites, nous avons l’impression que cela n’est pas près de changer, et que les autorités du Belomorsko-Baltisky Kanal et celles du Volgo-Baltiski Kanal font tout pour décourager toute évolution. C’est vraiment dommage. Mais cela dit, on peut envisager tout de même d’aller en Russie, soit à St Petersbourg (désormais classique) soit à Mourmansk et en Mer Blanche. C’est un long voyage aller-retour, mais cela en vaut la peine.
Voici donc un bref aperçu des formalités nécessaires à un voyage en Mer de Barents, Mer Blanche et/ou St Petersbourg :
Visa :
Il faut un visa personnel pour les personnes à bord et une invitation d’un yacht-club habilité pour le bateau (correspond à la fameuse invitation fournie par les agences ou les hôtels russes pour les voyages terrestres).
Pour St Petersbourg, il faut passer par Vladimir Ivankiv qui s’occupera de tout. Vladimir@sailrussia.spb.ru
Pour le nord, il faut obtenir une invitation du Yacht-club d’Arkhangeslk. Si son président Petr Petrovitch Koksharov ( kpp09@atknet.ru ) est prêt à la fournir, il faut encore qu’elle soit validée par les autorités. C’est à vérifier. Là encore Vladimir Ivankiv à St Petersbourg est prêt à vous aider et à assurer le contact avec Arkhangeslk. Annoncer vouloir participer aux régates des Solovetsky pourrait faciliter les choses.
Une fois le visa obtenu, il vous faudra dans chaque port un agent qui assurera la liaison et les formalités. Il devra notamment donner votre ETA 24h, 12h et 2h avant votre entrée dans les eaux russes.
Pour St Petersbourg, c’est Vladimir Ivankiv qui s’en charge. Vladimir@sailrussia.spb.ru
Pour Mourmansk : contacter Dmitry Stolbov c/o MARP agency@marp.biz
Pour Archangelsk: Contacter Oleg Kuchin chez Boreal Shipping agency@boreal.ru
(Tous les 3 parlent anglais)
Ports :
Mourmansk : Ponton flottant des remorqueurs (pier 22) Peu agréable. Gratuit
Arkhangelsk : Club nautique. En plein centre. Gratuit.
St Petersbourg : Marina du Central River YC, seule habilitée à vous recevoir nous a fait payer 20€ par jour (douche, eau et électricité compris). Trolleybus n°7 à 300 mètres, va directement au centre (Perspective Nevsky)
Dernière alternative :
Participer aux régates de l’Onega, à Petrozavodsk. Nous y avons vu un voilier finlandais amené sur remorque depuis la Finlande. Cela leur a permis de naviguer librement (sans pilote) sur le lac Onega, et d’aller notamment aux îles Kiji (ce que nous n’avons pas pu faire !)
Pour les régates de l’Onega (début août chaque année) contacter Slava Rymashevsky (anglophone) rymashevsky@sampo.ru
2009 : Bref bilan bateau
Peu de problème à signaler cette année. Chamade se porte toujours bien. Tant mieux.
Seuls soucis les balcons pliés lors de la tempête d’Arnöya en avril, mais changés de suite en Norvège, et la jauge de température du moteur qui provoquait des alarmes intempestives suite à un mauvais contact intérieur. Dans les deux cas merci à l’aide efficace et rapide du chantier Alubat pour l’envoi des pièces nécessaires.
Pour le reste, ça baigne ! Et malgré près de 9000 milles en conditions sévères le bateau apparaît toujours comme neuf, ou presque… à l’extérieur comme à l’intérieur.
Une nouveauté : nous avons fait l’acquisition d’une manivelle de winch électrique Magicwinch. Elle fonctionne parfaitement mais elle ne sert à rien !
La motivation de cet achat est le fait que les manœuvres de grand voile (étarquage et prise de ris) demande pas mal de force sur Chamade. Les winchs de roof (Lewmar 28) sont un peu juste, et par conséquent Sylvie aussi !
Mais la Magicwinch n’a pas plus de force qu’elle et bien moins que moi ! Bref ça ne sert à rien. C’est un gros paquet d’euros gaspillé. On aurait mieux fait de mettre un winch plus gros, ce qu’on prévoit désormais de faire prochainement. Au minimum un 40, et pourquoi pas un 44, histoire d’anticiper sur l’arthrose qui nous guette !
Pour le reste, le bilan est le même qu’après l’expédition 2008 au Spitsberg. Le bateau est agréable, performant et rassurant. Le chauffage toujours aussi efficace (nous l’avons vu ce printemps par des nuits à -10°).
Bref même contre 2 barils, on n’échange pas notre baril d’Ovni !
Quand je vous disais que les Finlandais sont accueillants ! Prenez, au hasard, Monica et Shaka.
Monica est une amie de notre copine Liisa (avec 2 i) et Shaka, c’est son chien dalmatien (avec un seul k puisqu’il appartient comme sa maîtresse à la minorité suédoise de Finlande). Ils vivent seuls, tous les deux, près de Barösund (non je ne vous dirai pas comment ça s’appelle en finnois !), dans une jolie maison de bois au bord d’un étroit goulet entre deux îles de la Baltique. Nous nous sommes amarrés à son ponton où le facteur vient chaque matin en bateau, distribuer le courrier.
Petite collation à notre arrivée vers 15 heures, avec jambon, Piirakka, - ces petites galettes caréliennes au riz que nous avions déjà goûté en Carélie russe - et Munavoi , c’est à des œufs durs mélangés avec du beurre et de l’aneth, à étaler sur du pain de seigle un peu doux. Une heure de relaxation à l’étuvée dans le sauna, en fin d’après-midi, puis quelques échanges intellectuels avec Shaka qui sait se montrer à la hauteur.
C’est très cosy, chez Monica. De la cuisine, elle nous raconte Barösund, sa maison l’hiver, quand la mer est gelée, la beauté feutrée du paysage. On s’y croirait. La nuit tombe sur une ambiance du genre « dîner de Babette ». A table! On va sacrifier, en bavette traditionnelle, au cérémonial du Rapu. Une spécialité d’écrevisse finlandaise.
Avant d’avaler chacune de ces succulentes bestioles, on chante, en suédois dans le texte, et l’on porte un toast d’aquavit à l’amitié et au partage. On continue sur la lancée avec différentes sortes de poissons fumés- selon différentes méthodes - des pommes de terre et l’on achève avec une tarte aux myrtilles qui tapissent actuellement les forêts.
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Fameuse découverte de l’hospitalité et de la gastronomie finlandaise, à laquelle nous ajouterons les pommes de terres sur un lit de chanterelles à la crème et à l’aneth (toujours et partout) les pommes de terre nappées de hareng à la moutarde douce, le sikka (ferra) fumé au feu de bois et les petits pois crus.
Avec tout ça, l’idée de repasser quelques jours en Finlande, l’année prochaine, de revoir Monica et Shaka et d’aller nous faire suer à l’intérieur des terres, dans les saunas des lacs, ne nous fait pas peur du tout. La preuve j’ai appris un mot de plus :Pikaisin näkemiin (à bientôt)
160 km de Baltique séparent Saint –Pétersbourg de la petite île finlandaise de Haapasaari.
Il nous a fallu moins de 36 heures de traversée pour changer de planète.
En Russie, nous avions dû apprendre à déchiffrer l’alphabet cyrillique. Mais phonétiquement, nous pouvions capter quelques mots ressemblant aux nôtres. En Finlande on peut lire mais ça nous fait une belle jambe. On ne comprend rien. Mais vraiment rien de rien. Sauf qu’il faut rajouter des doubles lettres un peu partout (en finnois, pas en suédois qui est la deuxième langue officielle ce qui ajoute encore à la confusion de nos neurones). Enfin, j’ai tout de même pu étoffer mon vocabulaire finnois (j’ai failli écrire chinois) d’un vocable: je savais déjà dire kippis (santé) et j’ai appris à dire kittos (merci). C’est vrai que les Finlandais ne vous incitent pas à faire le moindre effort pour apprendre leur langue. Ils parlent tous parfaitement l’anglais. Ce sont donc des êtres tout à fait communicants.
Bon d’accord il y a un peu de friture sur la ligne lorsqu’ils évoquent l’histoire de leur pays. Un brin nationalistes, ils idéalisent la domination suédoise par rapport à la domination russe. Et par conséquent, ils zappent facilement sur certaines périodes et leur histoire et certaines alliances inavouables, notamment durant la deuxième guerre mondiale. A part ça, ce sont des gens chaleureux et très liants – comme les Russes - . Ils engagent facilement la conversation, et vous accueillent avec une cordialité toute empreinte de simplicité. Ils adorent naviguer à la belle saison. Ils passent leur week-end dans leurs cockpits, amarrés dans des petites îles super aménagées pour les loisirs ou dans le port d’Helsinki à chanter et à boire ou à boire sans chanter, l’inverse étant plus rare.
D’abord un peu austère, Helsinki se révèle une ville très vivante où règne une atmosphère bon enfant, entre une église orthodoxe imposante, une église luthérienne imposante, la place du marché, les marchés couverts, H&M, des centres commerciaux très animés, des musées, des trams et des rues où il fait bon flâner (quand il ne fait pas – 10 degrés). Même topo à Turku, -Abo en suédois-, l’ancienne capitale de la Finlande. L’Eglise orthodoxe imposante et les trams en moins, mais un joli canal plein de bateaux –bistrots.
Dans un souci d’économies très louable, Turku s’est fait une spécialité de tout recycler en restos ou en bistrots : une banque, une école, une pharmacie et même les WC publics. Et chose curieuse, la clientèle semble avoir le profil de l’ancien établissement. Comme si les banquiers et les traders continuaient à fréquenter leur banque, les profs leur école, les souffreteux, la pharmacie. Alors que les anciens WC attirent sans distinction, tous les citoyens, qui ont un besoin pressant de remplir leur vessie.
Jeter un œil sur une carte marine de la côte finlandaise, c’est juste se perdre dans un fouillis, un inextricable enchevêtrement d’îlots, de cailloux, de balises, de feux, d’alignements et j’en passe. Il y en a des milliers… des dizaines de milliers… Un vrai champ de mines à hérisser les cheveux du capitaine.
Mais il y a aussi des « fairways », des passages conseillés et balisés. Très bien balisés, en latéral comme en cardinal. Des milliers de bouées et de « crayons de couleur » : des rouges, des verts et des noires-jaunes. Presque trop balisés diront certains… (private joke qu’on n’éclaircira pas !)
Car en Finlande, on navigue « par défaut ». Comme il est impossible de baliser tous les cailloux, le système prévoit plutôt de baliser un certain nombre de passages entre eux. Et le choix ne manque pas, il en en a pour tous les goûts et tous les tirants d’eau.
Et pratiquement toute la côte, de la frontière russe jusqu’à Turku, permet de se glisser dans ces passages protégés de la houle du large.
Mer calme, vents réguliers, la navigation est un délice. On passe d’un chenal à l’autre, d’un îlot à l’autre. C’est le golfe du Morbihan, mais sur 300 milles.
Un vrai délice, ponctués d’innombrables mouillages et de petits ports pour « visiteurs » des « guesthamn », allant du simple ponton à la petite marina avec douche, machine à laver et toujours le sauna (prononcez sa-ô-na).
Même à Helsinki où vous vous amarrez en plein centre ville, au pied de la cathédrale orthodoxe, à quelques mètres du marché.
Rien de tel que de terminer la journée par une petite séance de sauna, avant de déguster l’une des innombrables versions de poissons fumés (harengs, saumons ou corégones) que préparent les Finlandais. Merci à Liisa (notre amie finlandaise exilée à Rome, mais revenue au pays pour quelques jours) de nous en avoir fait découvrir les subtilités)
Une fin de saison avec un petit air de vacances, d’autant plus agréable qu’ici fin août l'été est terminé. Et pourtant Stéphane et Marine qui nous ont accompagnés de St Petersbourg à Helsinki auront pu encore profiter de la baignade… forcément revigorante en Mer Baltique
Reste à savourer les derniers milles…
Une idée : Et pourquoi pas louer un voilier en Finlande ?
C’est faisable à Turku c/o Marisail.
Ils louent des Sun Odyssey et des Feeling neufs (1000 à 2000 euros la semaine).
Avec au programme l’archipel de Turku ou celui d’Öland. Fabuleux !
Contacter Patrik Lundström: www.marisail.fi