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samedi
01
novembre - 2008

Banik: Quand la greffe relance un tour du monde

Banik c'est un voilier, c'est aussi un équipage, Anik et Jean-Baptiste.
Depuis de années ils parcourent le monde à la voile. Une aventure qu'ils racontent mois après mois sur leur site internet.
Un site remarquable, site de partage de récits, d'aventures, mais aussi plein de conseil et de notes techniques.

Mais en 2007 alors qu'ils se trouvent en Polynésie, à Tahiti, des examens montrent que les problèmes rénaux d'Anik s'aggravent. La voilà contrainte de rentrer en France. Et sans doute de renoncer à ce qui est son mode de vie depuis tant d'années.
Mais chance, Anik et Jean-Baptiste ont le même groupe sanguin. Des tests montrent qu'ils peuvent envisager un don vivant.
Et c'est ce qu'ils font le 3 mars 2008, Jean-Baptiste donne un rein à sa femme Anik. En août déjà, Jean-Baptiste vite remis de l'opération, convoie le voilier jusqu'en Nouvelle-Calédonie.
Et en octobre, 7 mois après l'opération, Anik arrive à Nouméa pour les retrouvailles.
Au dernières nouvelles les amoureux de Banik prévoient de faire des ronds dans l'eau dans le superbe lagon calédonien, le temps de permettre à Anik de bien récupérer et de trouver le bon réglage de ses médicaments anti-rejets pas toujours faciles à supporter au début.

Et pour vous convaincre que LE DON C'EST LA VIE, allez donc sur leur site Banik (www.banik.org)

vendredi
08
février - 2008

Fluide glacial: la course à l'or noir en pleine nuit polaire

La fin d'année se passe à terre, mais le Grand Nord est toujours en arrière fond. Et l'envie de vous faire partager une partie de ma vie professionnelle au travers de cette série de reportages réalisés fin 2007, à Mourmansk, Hammerfest et Tromsö, et diffusés sur les ondes de la Radio Suisse Romande, et celles de la RTBF début février.


Raffinerie de Melkoya (Hammerfest)

Le 2 août dernier, un petit sous-marin plantait un drapeau russe au fond de l'océan Glacial Arctique, tout juste au pôle Nord. Un exploit scientifique et médiatique, mais aussi une manière d'affirmer la revendication de Moscou sur ces fonds marins riches de promesses en matière de pétrole et de gaz. Des fonds que se disputent Russes, Américains, Canadiens, Danois et Norvégiens.

4 mois et demi plus tard, la nuit polaire s'est installée sur la région, mais on s'agite dans l'obscurité. L'exploitation et l'exploration pétrolière continuent de plus belle dans les flots glacés de la mer de Barents.


Lumière de midi à Tromsö

Du côté des Russes, le gisement de Shtokman fait tourner les têtes. Le plus gros gisement offshore de gaz de la planète devrait être exploité d'ici 5 ans. De leur côté, les Norvégiens inauguraient en octobre dernier le plus grand terminal gazier d'Europe à Hammerfest, à quelques kilomètres du Cap Nord.

Pour découvrir cette nouvelle course au pétrole dans le Far North, je vous emmène dans la nuit de Mourmansk, d'Hammerfest ou de Tromsö.


Mourmansk

Un journal de bord illustré à découvrir sur le site de la Radio Suisse Romande; le lien est ci-dessous.

http://info.rsr.ch/fr/points-forts/Fluide_glacial_Une_ruee_vers_l_or_noir_en_pleine_nuit_polaire.html?siteSect=2011&sid=8542750&cKey=1199364500000

jeudi
02
novembre - 2006

Alu et mer poubelle


12h00 ce jeudi 2 novembre lorsque le téléphone sonne.
C'est François Ravussin, le père de Stève: "Tu connaîs pas la nouvelle... Stève vient de heurter un container".
Stève Ravussin en pleine Route du Rhum, lancé à pleine vitesse sur son tri Orange.
Une fois de plus la poisse, la scoumoune. Cette poisse contre laquelle on est bien impuissant. Avec au final la dérive centrale endommagée et le safran principal cassé.
Stève fait route désormais à petite vitesse vers les Açores pour réparer.
Décidemment comme il le dit quelques heures plus tard sur l'antenne de la Radio Suisse Romande, la mer devient vraiment une poubelle. Si on ne peut plus traverser l'Atlantique sans heurter quelque chose, cela devient inquiétant et dégoutant.
J'imagine Stève... qui vient de prendre un sacré coup sur le moral. Mais je le connais suffisamment bien aussi pour deviner que cela ne va pas l'arrêter. Pas encore en tout cas. La mer, la vitesse, l'adrénaline font trop partie de son être pour laisser tomber. Sûr qu'il repartira au plus vite.
Et quand François me dit qu'il va finalement prendre l'avion pour la Guadeloupe, pour être là aussi quand c'est la poisse, je me dis que l'arrivée sera quand même belle, même si seule la victoire est jolie.
Et au final je pense aussi que le choix de l'alu pour la coque n'est vraiment pas le plus stupide pour parcourir les océans. Et que le choix d'il y a 20 ans est encore plus valable aujourd'hui.