Efstratios : la prison de Mikis Theodorakis

Piton rocheux de 40 km2, isolée entre Limnos et Lesbos, l’ile d’Efstratios est un lieu idéal pour y déporter des prisonniers. Une particularité qui n’a pas échappé aux différents régimes dictatoriaux qui ont régné sur la Grèce du 20ème siècle. Que ce soit celui de Metaxas dans les années trente, ou celui des colonels dans les années soixante, qui y condamna à l’exil le célèbre compositeur Mikis Theodorakis. Mais le 19 février 1968 un tremblement de terre de force 7,1 sur l’échelle de Richter démolit entièrement le village et les blocs d’internement.

Les ruines de l’ancien village

Aujourd’hui seuls 250 personnes vivent encore sur cet ilot, tous concentrés dans le village qui entoure le port.

Une escale de choix hors des routes touristiques, un havre de paix pour qui souhaiterait se ressourcer… Nous nous contenterons d’une balade jusqu’à la chapelle qui domine les ruines de l’ancien village avant de faire hommage à la taverne locale.

Un regret quand même, c’est que le petit Musée de la Démocratie (Eh oui !), est fermé le mercredi, le jour justement de notre escale. Il doit y avoir sans doute beaucoup de vécu.

Skyros

La descente sur Skyros en compagnie de Pierre et Elisabeth s’annonçait belle, elle le fut. Départ à l’aube et navigation tranquille au portant.

A l’approche de la pointe sud-est de l’île, le vent montait sérieusement, atteignant les 25 nœuds au cap.

Un effet de pointe pensions-nous. Et bien pas du tout. Sous le vent de l’île c’était même la furie.

Des rafales de 40 nœuds déboulaient de la montagne haute et pelée dont nous arrivions heureusement à nous protéger en mouillant sous la petite île située juste au sud de la côte. De quoi stopper l’effet catabatique et déguster un nouveau mouillage solitaire délicieux.

Le lendemain, alors que le calme semblait revenu, rebelote ! Dés sortis de notre abri que nous affrontions de nouvelles rafales de 40 nœuds. La mer était blanche et les vagues incroyables, résultat de ce vent tombant véritablement sur la surface de l’eau.

Tout cela alors qu’à 10 milles plus à l’est, dans la baie de Linaria, une jolie brise de 15 nœuds nous permettait de tirer des jolis bords pour aller d’abriter au port, avant d’aller visiter l’impressionnante Chora de Skyros.

Mais une fois de plus, ces îles grecques sont filles de Janus. Skyros de l’est, pelée et soumises aux furies des vents catabatiques et Skyros de l’ouest, verte, où la douceur de vivre est délectable.

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