Danièle et Nicole parties, nous voilà seuls et mettons le cap vers la Chalcidique et le nord de la mer Egée. Navigation par tout petit temps, très loin, vraiment très loin du Grand Sud !


Des trois doigts, des trois péninsules qui se détachent du continent, la plus célèbre est celle du Mont Athos qui culmine à 2030 mètres. Ses 20 monastères abritent un peu plus de 2000 moines orthodoxes.

Un monde interdit aux femelles, qu’elles soient à 2 ou 4 pattes, afin de ne pas troubler la concentration des saints hommes. Exception toutefois pour les chattes (au sens premier du terme !) qui chassent les rongeurs et les poules (là aussi au sens premier) qui pondent quand même des œufs ! Nous ne ferons donc que contourner l’extrémité de la péninsule pour filer directement vers l’île de Thasos, où l’on nous laissera visiter tout de même un monastère, celui de de l’Archange Michel, moyennant le port d’un pantalon long seyant, fournit à l’entrée pour cacher ces mollets qu’on ne saurait voir !


De Fanari (ou Fanarion), sur la côte nord, nous garderons le souvenir de l’entrée de ce port qui s’ensable, ne laissant qu’à peine 2 mètres de profondeur et encore à condition de raser la digue nord !


Restait à découvrir Samothrace, isolée mais célèbre par sa « Victoire » qui trône au musée du Louvre. La traversée s’annonçait belle, elle fut très sportive. Un coup de Meltem force 7 (30 nœuds) nous chahutait quelques heures, histoire de nous offrir le repos du guerrier !

Et quel repos ! L’île recèle une bien jolie chora, cachée à l’intérieur de ses collines.




Et surtout, le versant nord de Samothrace a gardé ses forêts et ses rivières qui coulent toute l’année. On y déniche de belles cascades qui sont de vraies oasis de fraîcheur !





Samothrace, tel Janus, a deux visages. Le sud, desséché et pelé, le nord, verdoyant et couvert de forêts. Entre tavernes, plages, villages perdus dans la montagne et plongées dans les cascades, Samothrace nous a vraiment enchantés durant trois jours.
