Malakas est passé

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Et voilà, le typhon Malakas est passé sur le sud de Kyushu (sud-ouest du Japon).

Bien abrité, calfeutré même, au fond du port de Gonoura, Chamade n’a pratiquement rien senti. Juste quelques très forte rafales durant la nuit.

Mais le bilan sur le sud de Kyushu est plus lourd. Les dégâts dus au vent (180 km/h) et surtout aux pluies torrentielles sont nombreux. (heureusement pas de victimes).

Du côté de Yamagawa et d’Ibuski qui ont subi le plus fort du typhon, nous sommes pour l’heure sans nouvelles de nos amis Shizuka et Kazu, ainsi que de Claude et Keiko. Au milieu de la nuit, dans un échange de messages, Shizuka nous disait que les enfants n’arrivaient pas à dormir tant le vent était fort. Depuis plus de nouvelles, mais les journaux japonais disent que de nombreuses lignes électriques ont été coupées là-bas. On attend donc que tout soit rétabli.

De notre côté, avec Anna-Karina et Jacques, nous avons profité de l’escale forcée pour nous rendre sur la côte nord-est. Histoire de se faire une idée…. voici ce que cela donne, alors  que le typhon Malakas est encore loin. Le vent n’est alors que de 100 km/h environ.

 

Et ce matin nous y sommes retournés pour observer la mer… agitée… c’est le moins qu’on puisse dire!

On peut donc remercier les jizos de leur protection…
Nous attendrons probablement jeudi pour reprendre la mer!

 
P.S: Ce mercredi les lignes électriques ont été rétablies à Yamagawa et Ibusuki. Ainsi les nouvelles nous sont parvenues. Pour Kazu et Shizuka, pas de problème sinon que toute la ville d’Ibusuki est sans dessus-dessous.
Pour Claude et Keiko sur les hauteurs de Yamagawa, ils sont ok, mais leur maison a subi quelques dégats. Une partie de leur baie vitrée a volé en éclat laissant entrer la pluie et le vent, créant passablement de désordre dans la maison. Et plusieurs arbres de leur jardin ont été arrachés. Mais finalement peu de choses et c’est tant mieux!

Ainsi typhon, phon, phon…

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Et voilà qu’il pleut des typhons comme des grêlons…

A peine les soucis mécaniques évacués, que ce sont Messieurs les typhons qui se présentent au portillon.

Et si l’été 2016 fut particulièrement calme (aucun typhon n’ayant frappé le Japon en cette fin de période Nino) l’automne est chaud…

Pas moins de 13 typhons ont parcouru le Pacifique Nord-ouest en 20 jours… !

Quatre d'un coup!

 

Dont « Meranti », un super-typhon (n° 16) qui a frappé le sud de Taïwan le 15 septembre, avec des vents établis à 220km/h et des rafales à 300 km/h !!!

 

 

 

 

 

Et 2 jours à peine derrière lui, c’est au tour de Malakas, n°18, de lui emboîter le pas, avec cette fois-ci une trajectoire le menant finalement bien en direction de Kyushu (sud-ouest du Japon), là justement où nous nous trouvons. Mais heureusement, Malakas n’est pas l’égal de Meranti et ne devrait pas devenir un super-typhon.

 

Le n° 17, lui, s’est désagrégé 100km au sud de Tokyo et le n°19 est venu mourir sur la côte entre la Chine et le Vietnam.

Nous voilà donc obligés d’adapter nos plans. De longues hésitations quand à la stratégie à suivre. Rester à la marina Odo de Fukuoka ? Mais la houle peut y être ravageuse…

Aller à Hirado ? Mais la protection n’y est pas terrible par vent fort de nord-est. Et c’est justement ce qu’on devrait subir. Entre 60 et 90 nœuds (110 à 165 km/h).

Finalement, nous décidons d’aller à Gonoura, au sud-est d’Iki Island. Nous y avions passé l’automne dernier et je me souviens d’un excellent ponton juste sous des collines qui devraient couper le plus fort du vent. Et cela permettra aussi à Anna-Karina et Jacques, venus partager quelques découvertes japonaises, de ne pas rester bloqué pendant une semaine à la marina de Fukuoka.

 

Iki Island à 75 km de Fukuoka

On profite de la dernière journée de temps clair pour filer vers Iki. Belle navigation qui nous permet même une bonne trempette bienvenue dans cette atmosphère humide et collante qui précède la venue du « monstre ».

Chance, à notre arrivée le ponton est totalement désert. On peut s’y amarrer avec soin.

 

 

 

 

 

Mais dès le lendemain matin, preuve que Malakas s’approche, les pêcheurs viennent en masse chercher un abri meilleur.

Reste maintenant à attendre, à prendre patience sous la pluie qui redouble…

Malakas et la large bande pluvieuse qui l'accompagne

Mais le village de Gonoura possède des ressources surprenantes… de quoi largement meubler l’attente…

A noter que l’intérieur du temple Sai (dédié à la fertilité) présente une belle série d’estampes, très instructives ou suggestives… (la religion shinto célébrant conjointement sensualité, plaisir et procréation). Mais les règles d’illustration de ce blog ne permettent pas de vous les présenter. Si vous êtes intéressés, demander une projection privée, ou mieux, prenez l’avion pour Iki Island…

PPP (Papy Painting Party) à Marinoa

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(Par Sylvie)

Avons-nous vraiment passé trois mois en Suisse ? C’est à se demander, tant nous avons eu le sentiment en arrivant à Fukuoka, de n’avoir jamais quitté le Japon. Chaleur humide, conduite à gauche, musique et chansonnettes criardes qui se collisionnent à chaque rayon du super marché dans une cacophonie assourdissante, bento, sashimis, parapluies par tout les temps, chapeaux enfoncés sur le tête et les « Kudasaï », « onegaï shimas » « Arrigato » , et autre formules de politesse répétées à satiété quelles que soient les circonstances. Bref, nous avons instantanément remis les pieds dans nos pantoufles nippones et retrouvé avec bonheur Chamade – nu comme un ver-, ainsi que son grand-père autoproclamé : notre merveilleux ami Nori San.


Inutile de vous dire qu’après avoir passé trois mois le cul dans l’eau, notre bateau s’était alourdi de kilos de bernacles, moules, huîtres et autres mollusques, à l’aspect très peu comestible. Marc a du plonger dans les eaux troubles de la marina pour « dégager » l’hélice, sans laquelle nous n’aurions pas pu nous rendre à Marinoa, le chantier chic et cher, où Chamade devait se refaire une beauté, dès le lendemain de notre arrivée.


Mais au lieu de l’habituelle et ennuyeuse séance de gratte et d’antifouling, nous avons eu droit à une PPP à la japonaise : une Papy Painting Party : Nori (75 ans) qui adooore peindre, avait rameuté un copain d’études pour venir nous donner un coup de main.

Et tout le monde s’est éclaté à coups de rouleaux, de pinceaux et de boisson énergisante, avec en prime, un pique-nique de contemporains dans le cockpit à deux mètres d’altitude. Sugoï !


Moins « Sugoï », l’alerte typhon qui nous est parvenue, en guise de bienvenue, alors que la peinture de Chamade était à peine sèche et nous a obligé à un retour à l’eau précipité. C’était le no 15 du nom de Namtheum (ne me demandez pas ce que ça signifie, kudasaï), nous l’avons surnommé Godot…en attendant, le typhon suivant qui déjà s’annonce, en jouant les gros bras-

Pour la troisième fois nous nous préparons à démonter les panneaux solaire et la capote, plier le bimini, ligoter les voiles que nous venons de remettre, renforcer les amarres au maximum, en priant pour que les pontons d’Odo Marina tiennent le choc. Et que Chamade désormais rhabillé et lifté, dessus comme dessous, en sera quitte pour une danse endiablée sur l’eau. A moins que comme son honorable prédécesseur, typhon no16 ne s’essouffle en arrivant sur Fukuoka ou décide de changer de route. Ce qui nous arrangerait diablement, parce qu’on aimerait bien aller voir ailleurs.

Un dernier bivouac et puis s’en (re)va

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Trois mois… trois mois qui auront passé comme un éclair…
Trois mois pour profiter de nos familles, de nos amis et des fantastiques paysages qu’offrent les montagnes suisses en plein été…

Devant la cabane Rambert: au fond le Mt Blanc

 

Comme cette montée à la cabane Rambert (2582m) pour y jouïr d’une vue magnifique sur le Grand Combin et le Mt Blanc.

 

Avec Philippe, notre compagnon du jour

Juste le temps aussi d’y déguster une assiette valaisanne.  Et d’en faire un selfie à la japonaise!

Le soleil se montrant toujours généreux, nous nous sommes offerts une chambre dans un hôtel « 1 million d’étoiles », histoire d’y célébrer l’anniversaire de Sylvie.

C’est au sommet du Jura, quelque-part près du « Crêt-de-la-neige » (1720m) qu’on a installé nos cuisines et notre futon garanti naturel!

 

Au pied: la rade de Genève. Au fond.. le Mt Blanc!

Enfin, juste avant de reprendre l’avion lundi, une dernier bivouac, une dernière incursion au coeur du massif du Mt Blanc. C’est au sommet de la Pointe des Grands (3100m) que j’ai posé mon sac de couchage « spécial grand nord » pour un tête-à-tête avec ce massif qui fut la passion de mes 20 ans.

Un coucher de soleil magnifique…

 

L'aiguille du Chardonnet et en arrière plan l'Aiguille Verte

 

La Verte, le Dru et au fond, le Mt Blanc

 

En bas, le glacier du Tour et la vallée de Chamonix

Une longue observation émue de ces sommets, de toutes ces faces nord, de ces voies empruntées dans l’enthousiasme de mes vingts ans. Quelques pensées pour les compagnons de cordées de l’époque… Christiane, Luc, Eric, Jacques et les autres…

Mais voilà… l’heure tourne… il est temps de regagner Chamade pour de nouvelles aventures…

Cet automne nous serons en Corée

A suivre…

Des nouvelles de Teiki

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Petit voyage vers Nîmes, pour y rencontrer Teiki, le « héros » du film « les Racines et le Tronc », tourné en 2014 aux Marquises.
Teiki était cet été de passage dans son salon de tatouages de Nîmes, où travaillent trois jeunes tatoueurs marquisiens.

Teiki était venu de Tahiti, via les Samoa, pour accompagner une jeune tatoueur samoan qui vient s’installer pour un an chez Tiki Tatoo. Il y pratiquera le tatouage traditionnel samoan (proche de celui des Marquises). Un tatouage qui s’effectue avec un peigne muni de petites dents et un petit marteau. Ce fut l’unique méthode utilisée dans le Pacifique.

Méthode à découvrir dans le film « Les racines et le tronc ».

Quant à Teiki, après un passage au musée du quai Branly à Paris, où il était « en vedette » dans l’extrait de notre film présenté tout l’été lors de l’exposition « Matahoata, arts et société aux Iles Marquises », il a eu la chance d’être invité au Musée d’ethnographie de Londres pour y présenter son travail, avant de regagner Tahiti.

Sakana: le film

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En 2015, lors de nos navigations le long des côtes japonaises, nous avions été frappés par l’activité des « petits pêcheurs » japonais. Par l’omniprésence de cette pêche artisanale, loin des images de pêche industrielle souvent associées aux pêcheurs japonais. Une pêche encore bien vivante même si les difficultés et la baisse de la ressource font que cette pratique est en diminution.
L’idée nous était venue alors de partir à la découvertes de ces artisans et de le faire en compagnie d’un « petit pêcheur » du lac Léman.
C’est donc avec Manu Torrent, pêcheur à Tolochenaz, que nous sommes allés rencontrer ses collègues japonais sur la petite île d’Azuchi Oshima.
Et si l’écart, voire le gouffre culturel est évident, l’amour et la passion d’un même métier ont permis de toutes belles rencontres…
A découvrir dans « Sakana » (le poisson), le dernier film de Chamade

Chamade des villes et Chamade des champs

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Déjà un mois que nous labourons le sol européen (pas inutile de souligner le terme « européen » en ces temps où le populisme semble régner en maître) dégustant à chaque instant sa richesse, qu’elle soit culturelle, architecturale ou tout simplement naturelle.

 

Yuka et Daisuke, de Nagasaki à Paris

Ainsi cette visite à Paris, à la galerie « Le Grand Monde » (Place de la Bastille) où Daisuke, notre ami de Nagasaki, exposait ses œuvres. (voir « Nagasaki, encore et toujours »)

Sans oublier bien sûr le Musée du quai Branly et son exposition « Matahoata »

Superbe exposition où le film de Chamade « Les racines et le tronc » s’intègre parfaitement.

L’occasion aussi d’y retrouver Céline Ripoll, cette conteuse rencontrée tout d’abord aux Marquises, puis à l’île de Pâques où elle vit désormais.  Durant deux jours de fête, à l’occasion du 10ème anniversaire du musée,  Céline a fait le bonheur de tous ceux qui sont venus l’écouter presque « in situ ». (voir « Rapa Nui, la légende de Céline »)

Céline Ripoll

 

Puis retour en Suisse, avec sous le bras notre dernière acquisition, « Abysses », fruit du travail magnifique de notre amie parisienne, la peintre Frédérique Trimouille

 

Frédérique Trimouille, "Abysses" 2016 (techniques mixtes)

Et comme le soleil est revenu, plongée dans un tout autre environnement.

Nous avons beau parcourir les plus beaux paysages de la planète, rien de tel qu’une immersion dans les Préalpes pour s’émerveiller et s’émerveiller encore

 

Le "Gros Mont", passage entre Charmey et Château-d'Oex

Bien au-delà de ce qui pourrait sembler n’être qu’une simple vision « cliché » d’un pays riche autant de sa culture que de ses paysages magnifiques.

Estivage

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Bon, cette fois-ci c’est fait. Chamade est totalement déshabillé, les amarres sont doublées, voire triplée, le bateau devrait passer un bon été dans le havre de la marina d’Odo à Fukuoka.

Reste plus qu’à faire les bagages et à confier Chamade à Nori, qui se désigne lui-même comme son Grand-papa.

Nori qui nous conduit encore jusqu’à la station du métro. Comment lui dire un assez grand MERCI pour l’aide inestimable qu’il nous a apportée ces dernières semaines. Nori et Hiroko, des amis vraiment précieux.

Et 24 heures plus tard, nous voilà au pays… où, une fois n’est pas coutume, c’est la grisaille et la pluie qui nous attendent.

Pas de quoi nous dépayser fondamentalement !

Rendez-vous donc début septembre pour de nouvelles aventures.

Elles devraient nous conduire en Corée.

On flotte !

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C’est fait… Chamade flotte à nouveau sans soucis… mais ce ne fut pas sans surprises.

Pas de problème du côté de la sortie du bateau à la grue du chantier de Marinoa.

Mais c’est ensuite que cela se corse : Le démontage de l’ancien presse-étoupe Volvo nous permet de constater que l’arbre d’hélice est très attaqué.

Non pas seulement par l’usure due au frottement du presse-étoupe, mais par une véritable corrosion caverneuse qui s’est produite durant les périodes d’arrêt prolongé. Il ne sert donc à rien de remettre simplement un nouveau presse-étoupe puisqu’il serait irrémédiablement détruit par les rayures de corrosion. Il faut donc changer l’arbre.

Au départ tout est compliqué… Notre ami Nori aidée de notre autre amie Mena font de leur mieux pour traduire… cela semble même impossible…  Mais comme souvent « à la japonaise », après un moment kafkaïen, on finit par trouver une solution. Yuuki San, le mécano qui nous a pris en charge, trouve un atelier prêt à nous fournir un nouvel arbre inox de diamètre 30, de le couper à la bonne longueur, de tourner le cône 1/10 où doit s’emboîter l’hélice et de creuser les rainures de clavettes, le tout en 24 heures, pour un prix équivalent de ce que l’on paierait en Europe.

Le lendemain l’arbre est là. Mais les normes japonaises ne sont pas exactement les mêmes que les européennes. L’arbre a un diamètre plus gros de 0,3 mm. Qu’à cela ne tienne, il suffit de meuler un tout petit peu la tête de l’arbre. Est-ce admissible ? Palabres, traductions… hésitations… On va chercher le chef…qui approuve… Le temps file… la journée avance…

Mais finalement tout est en place… on remet à l’eau… et pas la moindre fuite.

Nous voilà rassurés au moment de laisser Chamade en marina pour trois mois.

Reste bien sûr à analyser les causes du problème… seul moyen d’éviter que cela ne se reproduise.

Et là… c’est un peu la loi de Murphy.

La cause première : un désalignement du moteur qui va être fatal au presse-étoupe qui travaille mal, d’autant plus que l’arbre est corrodé.

La cause du désalignement ? Une légère fuite de gasoil à la pompe d’injection. Le gasoil graisse ainsi le silent-bloc qui est juste en dessous et les écrous se desserrent, le moteur étant alors mal soutenu.

La cause de la fuite de gasoil : des joints intérieurs de la pompe qui ont de l’âge.

Il est vrai que le moteur de Chamade a désormais plus de 4000 heures de fonctionnement (l’équivalent de 200’000 km pour une voiture) et qu’une bonne révision s’impose.

Restait à trouver un mécano familier de Volvo (on est ici au pays de Yanmar !)

Pas évident au premier abord, jusqu’à ce qu’on trouve, grâce à Nori, l’équipe de mécaniciens dirigée par Nagasaki San, basée au chantier de Marinoa.  Durant notre absence, Yuuki San, l’un des mécanos de l’équipe, viendra à Odo Marina pour faire une bonne révision du moteur. Cela commencera par un bon test de compression. On verra bien ce qui en ressortira… et on croise les doigts.

Sylvie sensibilise Yuuki San au programme de navigation de Chamade

Seule certitude : nous aurons besoin d’un moteur fiable l’an prochain pour notre programme dans les iles Aléoutiennes. Plus question de procrastiner, il faut s’en occuper.

On coule !

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Les panneaux solaires en place, on replonge dans le moteur.

Inspection notamment du presse-étoupe Volvo. Un pincement pour le purger… étrange, l’eau qui en sort est noire…

Et surtout, une fois relâché le pincement… l’eau continue d’entrer abondamment… le presse-étoupe n’est plus étanche !

On coule !

Non, pas de panique… la fuite finalement se stabilise. Elle nous oblige quand même à établir des quarts de veille pour éponger.

Et après une belle mobilisation de notre ami Nori et du directeur de la marina, Chamade sortira de l’eau en urgence demain matin, pour un changement de presse-étoupe et un contrôle de l’arbre d’hélice.

Indispensable si l’on veut passer une été tranquille à des milliers de kilomètres du Japon !

Et encore:

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